Basket – Julie Barennes : « C’est une jolie marque de reconnaissance quant au sérieux du club »

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Habitué de l’Accor Arena ces dernières saisons, Basket Landes s’apprête à disputer une quatrième finale de Coupe de France en cinq ans. À la tête de l’équipe, Julie Barennes revient sur cette régularité, les forces de son groupe et les enjeux d’un nouveau rendez-vous majeur.

Vous vous apprêtez à disputer une quatrième finale en cinq ans. Que révèle cette régularité sur la place de Basket Landes au plus haut niveau ?

Je pense que ça dit qu’on fait plutôt du bon travail dans tous les aspects de ce que peut représenter le club. Ça peut arriver de faire une finale de temps en temps, après des années exceptionnelles sportivement, etc. Mais être capable de le reproduire, ça veut dire que l’effort n’est pas qu’au sein de l’équipe, il est au sein du club aussi, dans l’administratif, dans le financier, dans le sérieux, dans le recrutement et dans tout ce que l’on entreprend. Donc je trouve que c’est une jolie marque de reconnaissance quant au sérieux du club et la mise en avant du club.

Quel bilan tirez-vous de votre parcours jusqu’à cette finale ?

On est plutôt contentes et satisfaites d’avoir accroché ces finales. Après c’est un peu plus facile parce qu’on rentre en quart avec l’Euroleague. Mais il faut quand même aller le faire. L’année dernière on n’a pas réussi dans l’enchaînement des compétitions. On avait perdu à la maison contre Bourges. Elles s’étaient qualifiées en finale. Cette année-là, on a été capable de le faire et de tenir toutes les compétitions. Ça montre encore le sérieux et l’évolution positive des joueuses au sein de Basket Landes et du club.

L’élimination de la saison passée a-t-elle renforcé votre détermination à revenir à ce stade de la compétition ?

Oui, bien sûr. On est compétitrices, donc on a eu la chance de le vivre. On sait ce que c’est et on sait à quel point c’est beau. Donc se donner l’opportunité d’y participer encore, c’est très bien et c’est hyper important. On a été capable de le faire. Je pense qu’à un moment donné, il y avait un vrai désir pour les joueuses, d’être capable de s’inscrire dans ça.

Cette expérience répétée des finales constitue-t-elle, selon vous, un avantage ?

Non, pour moi, c’est anecdotique, parce que les joueuses ne sont pas les mêmes. Sur les cinq dernières années, il n’y a aucune joueuse qui était là à la première, à part nous, le staff. Et encore, quand je dis le staff, c’est surtout moi, parce qu’Olivier s’est inscrit après. Donc, ça nous donne cette petite expérience par rapport à ça. J’ai quelques filles qui l’ont joué il y a deux ans et qui ont perdu en finale, il me semble. Mais voilà, on sait qu’on repart entre guillemets en termes d’expérience à 0-0.

Comment parvenez-vous à maintenir un tel niveau de performance malgré les évolutions de l’effectif d’une saison à l’autre ?

On essaye justement de garder le sérieux et puis on essaye aussi de garder une base de joueuses qui nous permet saison après saison de continuer à construire au-dessus et d’ajouter des personnes de l’extérieur qui prennent le moule, etc. Et on arrive à garder cette constante saison après saison. Donc ça c’est quelque chose qui fait partie de l’ADN de Basket Landes.

Quelles sont, selon vous, les principales forces de votre équipe cette saison ?

C’est l’unité qu’elles ont entre elles. Avoir une équipe aussi soudée, avec des joueuses aussi amies en dehors et avoir autant de plaisir à jouer, partager la vie en commun, être toutes sur la même longueur d’onde, c’est plutôt rare, donc je pense que ça, ça peut vraiment faire la différence parce qu’on fera preuve de solidarité.

Face à Villeneuve-d’Ascq, quels seront les facteurs clés pour faire la différence ?

Villeneuve a de très belles joueuses. Ils ont une base arrière qui est vraiment très performante. Donc, ça fait un partout, on ne sait pas trop dans quel état d’esprit elles vont arriver. Elles font du très bon et du moins bon. Donc à nous de les pousser à faire le moins bien possible, mais ce qui va dépendre c’est notre capacité à les contenir et à contenir un petit peu tout leur jeu offensif.

Sur quels aspects estimez-vous que votre équipe doit encore progresser avant cette finale ?

Je pense que nous on peut s’améliorer en qualité de jeu, qu’on a un peu perdu ces derniers temps, donc il faut revenir à des choses très simples mais qui fonctionnent et qui font partie de notre identité comme courir, jouer en première intention, être agressif. Donc ça ce sont des principes de jeu qui nous tiennent à cœur et dans lesquels il faut qu’on arrive à performer.

Comment prépare-t-on un groupe à gérer l’intensité émotionnelle d’un événement comme une finale à l’Accor Arena ?

Un petit peu comme tous les autres matchs, sauf que là on sait qu’il y a des chances d’avoir un peu plus d’impact et plus de monde autour. Mais c’est rester suffisamment concentrés sur l’instant présent, de savoir ce qu’ils vont faire, ce qu’on va faire, les réponses qu’on peut donner, commencer à anticiper un petit peu tout ce qui peut se passer et les réponses qu’on peut avoir. Donc c’est rester dans notre bulle et avoir cette capacité à l’être.

Dans quel état d’esprit vos joueuses abordent ce rendez-vous ?

Je trouve qu’elles sont plutôt dans un bon état d’esprit. On a perdu notre match au Final six donc il y avait pas mal de déceptions. Mais j’ai aimé la qualité d’entraînement même si on sait que ça ne veut pas toujours dire quelque chose. En tout cas j’ai aimé l’état d’esprit qu’on a eu cette semaine. Et j’espère qu’on aura cet état d’esprit ce week-end aussi parce que c’est ce qui compte au-delà de la victoire et de la défaite, c’est ce qui compte le plus.

Que représenterait pour vous et votre équipe une victoire dans cette finale ?

Ce serait l’aboutissement d’une saison incroyable. Donc je le souhaite vraiment parce qu’on fait vraiment une saison qui est incroyable. Et se payer par un titre, c’est toujours magnifique. Donc, j’espère qu’on aura la force d’aller le chercher.

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