Basket 3×3 : la France toujours dans le haut du panier ?

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Du 1er au 7 juin, l’équipe de France masculine de basket 3×3 prend part à la Coupe du Monde 2026 du côté de Varsovie (Pologne). Une sélection placée sous le signe de la continuité, de la complicité et, inévitablement, d’une ambition débordante.

Confirmer le statut parmi les géants

Actuellement installée au cinquième rang du classement mondial FIBA, la France ne peut plus avancer masquée. Les temps où les Bleus faisaient figure d’outsiders surprises sont bel et bien révolus. Aujourd’hui, chaque sortie de l’équipe de France est attendue, disséquée et crainte.

L’enjeu principal de ce Mondial polonais dépasse la simple quête d’une médaille. Il s’agit d’asseoir la pérennité d’un modèle de formation et d’inscrire ce collectif dans le cercle très fermé des nations dominantes de la discipline. Après avoir goûté aux podiums les plus prestigieux, l’objectif est limpide : le titre suprême. Karim Souchu ne s’en cache d’ailleurs pas, confiant à l’aube du tournoi que ses hommes disposent « des armes pour aller loin ».

L’art de la stabilité et des automatismes

Dans le basket 3×3, l’absence de coach sur le terrain et la fulgurance des séquences de jeu font de l’alchimie humaine le facteur X d’une équipe. Plutôt que de tenter des paris ou d’intégrer des profils venus du basket à cinq à la dernière minute, le staff technique a privilégié la mémoire collective.

Le quatuor retenu pour s’envoler vers Varsovie est composé de profils complémentaires, habitués à croiser le fer ensemble sur le circuit mondial : Alex Vialaret (Bordeaux 3×3), Emmanuel Monceau, Hugo Suhard (Toulouse 3×3) et Jules Rambaut.

Tous figurent parmi la crème de la crème du ranking individuel français. Surtout, cette combinaison de joueurs n’a rien d’expérimentale : ils défendaient déjà le drapeau tricolore lors de la dernière Coupe d’Europe. Parmi eux, Jules Rambaut apporte son expérience inestimable de vice-champion olympique à Paris.

Un premier tour en forme de parcours du combattant

Si les Bleus veulent rêver de l’or, il leur faudra d’abord s’extirper d’un groupe préliminaire qui s’apparente à un véritable piège d’équilibriste. La France a hérité d’une poule extrêmement dense où chaque faux pas se paiera cash.

Les Tricolores devront notamment se mesurer à la Lituanie, championne d’Europe en titre et véritable épouvantail du circuit par sa rigueur physique et son adresse extérieure. S’ajouteront à ce menu copieux Porto Rico, récent finaliste de l’AmeriCup et adepte d’un jeu ultra-rapide, ainsi que le Brésil et la Belgique, deux nations rugueuses capables de faire dérailler n’importe quel favori. Pour espérer voir la phase à élimination directe, les Bleus devront entrer dans la compétition avec le curseur d’intensité au maximum dès la première seconde.

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