Lors de la cérémonie des Victoires du Sport 2025 de la Région Île-de-France, les Mariannes 92 ont remporté le prix du club de l’année.
Dans l’arène du volley-ball féminin hexagonal, rares sont les clubs qui parviennent à transformer un coup d’éclat en une hégémonie durable. C’est pourtant le tour de force réalisé par les Mariannes 92 (Levallois Paris Saint-Cloud). En conservant leur titre de championnes de France face aux Neptunes de Nantes le 3 mai dernier, le club des Hauts-de-Seine a prouvé que son titre de 2024 n’était pas un accident de parcours, mais bien le début d’un cycle.
Un doublé historique
La finale disputée au Palais des Sports Marcel-Cerdan de Levallois restera dans les mémoires comme un modèle de résilience. Menées, bousculées par une équipe nantaise revancharde, les joueuses d’Alessandro Orefice ont dû puiser dans leurs réserves pour s’imposer au tie-break (3 sets à 2). Ce succès est d’autant plus remarquable que la saison 2024-2025 a imposé un rythme infernal au collectif francilien, engagé pour la première fois sur le front de la Ligue des Champions.
Le coach Orefice ne s’y est pas trompé : si 2024 était l’année de la surprise et de l’enthousiasme, 2025 a été celle de la gestion du stress et de la fatigue. Avec un taux de victoire impressionnant de près de 77 % en saison régulière, les Mariannes ont su garder la tête froide malgré les blessures et l’enchaînement des déplacements européens.
Vers une culture de la victoire
L’ambition des Mariannes 92 dépasse désormais le simple cadre du terrain. En s’installant durablement comme la place forte du volley-ball en Île-de-France, le club construit une identité solide. La reconduction du staff technique est un signal fort envoyé à la concurrence : la stabilité et le travail de fond priment sur les investissements à court terme.
L’engouement populaire ne se dément pas. Le défi est maintenant de taille : réussir la transition générationnelle tout en restant compétitif face aux mastodontes de la Ligue AF. Mais avec deux titres de championnes de France consécutifs dans la vitrine, les Mariannes ont désormais l’expérience — et l’ADN — des grandes championnes.
