À quelques jours de la reprise du championnat, le Paris Volley ne sait toujours pas de quoi son avenir sera fait. Le 1er octobre, les dirigeants tiraient la sonnette d’alarme : sans l’arrivée rapide d’un investisseur, le club pourrait être contraint de déposer le bilan. Une situation préoccupante pour une équipe qui a pourtant préparé sa saison et qui espère bien être au rendez-vous le 17 octobre.
Vitality, une piste qui s’est compliquée
Le Paris Volley devait encore régler ses droits d’inscription auprès de la Ligue nationale de volley au début du mois. Il était alors le seul des 14 clubs de première division à ne pas avoir payé, avec une échéance fixée au 3 octobre. En interne, on assurait néanmoins que les transferts internationaux du Russe Andrey Efremov et du Biélorusse Maksim Shkredau avaient été réglés et que l’équipe serait qualifiée à temps.
Le problème est ailleurs. Depuis plusieurs semaines, les actionnaires cherchent un partenaire capable de remettre le club sur des bases financières plus solides. Les discussions avec le groupe d’esport Vitality, un temps bien engagées, ont quasiment échoué. Stéphane Antiga, ancien capitaine des Bleus et membre du groupe d’actionnaires, expliquait toutefois que les échanges se poursuivaient avec Vitality et d’autres interlocuteurs.
Le temps presse. Les dirigeants redoutent que la Direction nationale d’aide et de contrôle de gestion (DNACG) ne valide pas les comptes du club en l’état. Sans nouvel investisseur présentant des garanties financières, ils envisageront d’engager les démarches nécessaires à un dépôt de bilan.
Les joueurs dans l’incertitude
La menace est d’autant plus difficile à encaisser que l’équipe a été construite pour la saison. Sous les ordres de l’Italien Silvano Prandi, les joueurs s’entraînent depuis la mi-août. Le recrutement mêle jeunes Français et éléments expérimentés, parmi lesquels Daryl Bultor, champion olympique à Tokyo.
Mais les actionnaires ont prévenu le groupe qu’en l’absence d’une solution rapide, les joueurs pourraient être libérés pour s’engager ailleurs. La priorité est donc de trouver les moyens de poursuivre l’activité avant que la situation ne devienne irréversible.
Fondé en 1998 après la fusion du PUC et du PSG, le Paris Volley avait déjà frôlé la disparition en 2018, avant de trouver les fonds nécessaires pour poursuivre son activité. Le club avait finalement réussi à se maintenir, puis à remporter la Coupe de France en 2026. Cette fois encore, son avenir dépend d’un apport financier extérieur. À ce stade, aucune annonce publique ne permet de confirmer qu’une solution a été trouvée depuis le 1er octobre.
