Présent cet été sur Paris Plages, Arkose déploie deux murs d’escalade de 8 et 12 mètres sur les quais de Seine. Une opération de visibilité à grande échelle pour le leader français de l’escalade de bloc, qui ambitionne de sortir de ses salles pour aller à la rencontre du grand public et stimuler la découverte d’une discipline encore peu pratiquée en France. Sébastien Guillon, responsable marketing d’Arkose, détaille les enjeux de cette initiative pour SPORTMAG.
Pourquoi Arkose a-t-il choisi de s’associer à Paris Plages cette année, et quels objectifs poursuivez-vous à travers cette présence au cœur de la capitale ?
Arkose est aujourd’hui leader sur le marché de l’escalade indoor, avec environ 20 % de parts de marché. Après une décennie de forte croissance, la pratique connaît désormais une phase de stabilisation. Dans ce contexte, notre objectif est clair : relancer la découverte de l’escalade auprès du plus grand nombre.
Seulement 4 % des Français ont pratiqué l’escalade en 2025. Cela signifie qu’il existe un potentiel immense de nouveaux pratiquants. C’est un sport accessible, ludique, inclusif et complet. L’idée de Paris Plages est donc simple : aller directement à la rencontre du public, en installant des murs d’escalade au cœur de Paris, là où passent habitants et touristes. Beaucoup n’osent pas franchir la porte d’une salle spécialisée. Nous voulons lever cette barrière en allant vers eux.
En quoi cette opération avec deux murs d’escalade installés sur les quais de Seine s’intègre-t-elle dans la stratégie de développement et de visibilité d’Arkose ?
Cette présence s’inscrit dans une logique de pratique ouverte à tous. L’objectif est de proposer des blocs accessibles, permettant une première expérience positive, quel que soit le niveau. Nous allons même plus loin dans l’engagement : chaque personne qui teste le mur sur Paris Plages recevra une invitation pour venir grimper gratuitement dans une salle Arkose jusqu’à la fin de l’année. C’est une manière de transformer une découverte ponctuelle en véritable porte d’entrée vers la pratique régulière.
Ce type d’initiative en espace public permet-il aussi de fédérer de nouveaux publics autour de l’escalade, notamment avec les évolutions des pratiques sportives urbaines ?
Oui, clairement. On observe déjà de fortes passerelles entre l’escalade et d’autres disciplines : près de 50 % des grimpeurs pratiquent également la course à pied, et il existe de nombreuses similarités avec le fitness. L’enjeu est donc de créer des ponts entre communautés sportives, sans enfermer les pratiquants dans une logique mono-discipline.
L’escalade répond parfaitement à cette tendance : c’est une activité physique complète, mais aussi accessible à des publics très variés.
Quels publics souhaitez-vous toucher spécifiquement à travers cette présence estivale sur les quais de Seine ?
L’objectif est double : toucher des pratiquants réguliers et des curieux qui n’ont jamais essayé. Nous voulons avant tout convaincre ceux qui n’ont jamais osé franchir le pas. Nous mettons également en place des animations spécifiques, notamment sur des blocs plus difficiles avec un système de tirage au sort et des lots à gagner, en partenariat avec plusieurs marques comme La Sportiva, The North Face ou YY Vertical. L’idée est de créer une expérience attractive, ludique et fédératrice autour de la pratique.
L’escalade a connu un essor important ces dernières années, notamment depuis son entrée aux Jeux Olympiques. Peut-elle encore élargir sa base de pratiquants ?
Oui, et le potentiel reste très important. Aujourd’hui, la majorité de nos pratiquants se situe entre 20 et 40 ans, ce qui représente environ 62 % de notre fréquentation. Mais il reste de nombreux publics à aller chercher, notamment les adolescents, les enfants, mais aussi des pratiquants plus âgés. L’escalade est un sport intergénérationnel. J’ai moi-même 51 ans et je pratique toujours avec plaisir. C’est cette diversité que nous voulons continuer à développer.
