Biathlon – Anaïs Bescond : « Rentrer des Mondiaux avec des médailles »

Après une saison en demi-teinte, Anaïs Bescond rechausse les skis pour un nouvel hiver qu’elle espère réussi. Interview avec la force tranquille du biathlon féminin français.

 

Anaïs, comment la préparation s’est-elle déroulée ?
Aujourd’hui, j’ai l’impression de ne pas être encore tout à fait prête, parce qu’on est encore loin des premières étapes de Coupe du monde. Il faut être patient, c’est la préparation finale qui va nous donner un peu le “la” pour la saison, en travaillant les petits détails. Toute la grosse préparation foncière de base s’est bien passée jusqu’à présent. Maintenant, on va monter en intensité pour avoir vraiment la gnaque sur les skis pendant les courses. J’ai vraiment envie d’attaquer la saison. L’automne, c’est toujours le moment charnière. Il commence à faire froid mais il n’y a pas encore de neige. Je suis confiante car la préparation a été bonne. Pour ce qui est du ski sur neige, on va faire 15 jours en novembre en Norvège, à Sjusjoen. Et derrière, on attaque la Coupe du monde.

 

Un seul stage sur neige, est-ce suffisant ?
Ça se passe bien en faisant comme ça. Et en plus, je trouve ça aussi respectueux de la nature. La neige c’est l’hiver et l’hiver c’est le ski. L’été, on a l’opportunité de faire du ski à roulettes, c’est assez proche au niveau des sensations de ce qu’on fait sur les skis.

 

Avez-vous identifié une raison qui explique la saison difficile de l’an passé ?
Une raison non, des raisons oui, sans doute. Plein de petites choses qui n’ont pas bien fonctionné. Mais j’aime aussi me dire que tout n’est pas bon à jeter, il y a eu également de bonnes choses et j’essaye de garder ça en tête, parce que c’est ça qui va me permettre d’avancer. Je laisse cette saison derrière moi en me disant qu’il y en a eu de plus belles avant auxquelles je préfère penser.

 

 

« Pas mon style de tout changer »

 

Ces difficultés ont-elles remis en cause la préparation ?
Ce n’est pas mon style de tout changer, je suis un peu à l’ancienne. J’aime bien rester sur ce que j’ai l’habitude de faire. J’apporte des petites modifications avec les nouveaux entraîneurs, mais pas de gros changements ni de gros bouleversements. On ne va pas recréer le biathlon parce que j’ai mal performé une saison.

 

Quels sont vos objectifs cet hiver ?
Les meilleurs objectifs possibles, même si je ne donne pas de numéro. J’aimerais bien rentrer avec des médailles des Championnats du monde, monter sur quelques podiums en Coupe du monde. On verra. Je n’ai pas de pression supplémentaire, je me dis que de toute façon ça peut difficilement être pire que l’hiver dernier. Et puis, j’ai déjà eu de bons résultats, donc ça se passe bien.

 

Comme l’an passé, l’ambiance est-elle toujours excellente dans le groupe ?
L’ambiance est toujours bonne. Il y a un peu de changement sans Anaïs (Chevalier) qui ne va pas tarder à devenir maman. On a une belle équipe. Il y a un écart d’âge important entre les plus jeunes et moi, mais ça a l’air de bien se passer quand même.

 

Avez-vous un rôle de leader au sein de cette équipe de France ?
Je n’ai pas l’impression d’être leader de l’équipe de France, ce n’est pas pour ça que j’arrive sur un stage. Mais je pense que c’est un état de fait, avec mon expérience, mon vécu et un peu aussi mon palmarès. J’aime le partage et il n’y a pas de barrière à ce niveau-là avec les autres filles.

Propos recueillis par Simon Bardet
Crédit photos : Manzoni / Icon Sport et MGEN
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