Lucas Claerbout : « J’arrive à vivre du badminton »

A 25 ans, Lucas Claerbout, champion de France de badminton en titre, fait partie des tous meilleurs joueurs français de badminton. Entretien avec le natif de Bordeaux.

 

Début février, vous avez remporté votre premier titre de champion de France en simple à Voiron (Isère). S’agit-il du plus gros titre depuis le début de votre carrière ?

Non, je ne pense pas. C’était plutôt un soulagement. J’avais échoué 3 fois en finale par le passé. A force de perdre en finale, tu as envie de prendre le titre. J’étais très content d’avoir gagné, mais surtout vraiment soulagé. Surtout pour pouvoir le ramener dans ma région et dans mon club. Sinon, en 2016, mon match contre les Anglais en demi-finales des championnats d’Europe par équipe a été un plus grand moment. Il avait permis d’accéder à la finale et de décrocher la médaille d’argent.

Mi-février, vous avez de nouveau participé aux championnats d’Europe par équipes en Russie. Cette fois, vous avez décroché la médaille de bronze avec l’équipe de France…

J’étais un peu déçu sur le coup. Les Anglais, qui nous ont sortis cette fois en demi, ont été plus forts. Après, la déception a vite laissé place à la satisfaction.

Espérez-vous encore vous qualifier pour les prochains championnats du monde, qui auront lieu en Chine ?

Il sera quasi-impossible que j’y aille. Surtout que j’ai perdu ce matin dans un tournoi en Allemagne, près de Düsseldorf. Pour y aller, il faudrait que je figure parmi les deux meilleurs joueurs français. Or, le numéro 2, Lucas Corvée, a pris de l’avance. Même si j’étais sacré champion d’Europe à la fin du mois d’avril, je ne serais même pas assuré de me qualifier…

Que faites-vous en parallèle à votre activité de sportif de haut niveau ?

Rien du tout. Je suis libre. J’ai obtenu une licence STAPS il y a quelques années. Puis, j’ai tenté de passer le CAPES, mais je ne l’ai pas eu. Depuis deux ans, je me consacre à ma carrière. Travailler à côté serait impossible. J’arrive à vivre du badminton, notamment grâce aux sponsors et à la fédération. Ce ne sont pas les prize money qui me permettent d’en vivre.

Comment rendre le badminton plus populaire ?

C’est une bonne question. Il faudrait qu’un peu plus de gens viennent sur les tournois. Il faut de l’argent, que les résultats suivent. Peut-être aussi avoir un champion français qui soit une locomotive…

Propos recueillis par Arnaud Lapointe

 

Crédit photo : Yohan Nonotte/Badmintonphoto
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