Laura Cadoux : « Hâte de boxer en Elite »

Championne de France Cadette et championne du monde Jeune en 2015, Laura Cadoux est une surdouée de la Savate boxe française. Après de nombreuses années en Assaut, elle évolue désormais en Combat, avec l’ambition de briller en Elite. Pourquoi pas dès ce week-end du 17 et 18 février, à Marseille, lors du tournoi qualificatif du championnat de France Elite A.

Quelles sont vos sensations avant ce tournoi qualificatif ?

Je suis un peu stressée, évidemment. Mais je me sens prête, j’ai hâte de débuter la compétition et de boxer en Elite. Mon ambition est d’aller chercher un titre, ce qui serait énorme pour une première année. Je vais essayer de participer à quelques galas, mais les compétitions en Elite sont mes principaux objectifs cette saison.

Abordez-vous ce changement de catégorie avec confiance ?

J’ai la chance de m’entraîner au Pôle France, du côté du CREPS de Toulouse. Je dispose donc de l’encadrement nécessaire afin de progresser et d’être prête à aborder cette année et ces premières compétitions en Elite. Les entraîneurs nationaux me suivent de près, ils sont attentifs à ma progression et à ce que je dois améliorer, donc c’est parfait pour moi.

Quel bilan avez-vous tiré de votre belle année 2017 ?

C’était une année assez positive, puisque j’ai obtenu le titre de championne de France espoir. Au-delà des titres, j’ai beaucoup appris en 2017 puisqu’il s’agissait de ma première année en Combat. J’ai connu des défaites qui m’ont permis de me remettre en question et d’en apprendre beaucoup plus sur moi-même et sur ma façon de combattre.

Qu’est-ce qui vous a poussé à passer de l’Assaut au Combat ?

J’adore l’Assaut, mais il est vrai qu’au bout d’un certain on finit par s’en lasser. J’avais envie de passer à autre chose et de me fixer de nouveaux objectifs, et le Combat correspond parfaitement à ce que je veux.

Justement, qu’avez-vous ciblé comme points à améliorer ?

Il y a encore beaucoup, étant donné que je suis encore « novice » en Combat. Je n’arrive pas encore à frapper, j’ai du mal à me mettre dans la tête que c’est du combat et qu’il faut « faire mal » à l’adversaire. Cela faisait une dizaine d’années que je boxais en Assaut, la transition entre les deux ne se fait donc pas du jour au lendemain. Je garde certaines habitudes de l’Assaut, mais ça rentre petit à petit. Je dispose d’une très bonne condition physique, puisque je m’entraîne deux fois par jour, et j’ai confiance que cela va m’aider pour continuer de progresser.

Propos recueillis par Olivier Navarranne

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