Lutte : Jacques Di Bari, pilier de la lutte chalonnaise

Décédé en ce début d’année 2021 à l’âge de 89 ans, Jacques Di Bari a contribué à faire vivre la lutte à Châlons-en-Champagne durant plusieurs décennies. Portrait d’un dirigeant guidé par sa passion avec Marc Grunewald, entraîneur du Club Olympique de la Communauté d’Agglomération Chalonnaise Lutte.

89 ans d’existence, 70 ans de licences. Jacques Di Bari était un passionné. « Un passionné et un homme bienveillant », complète Marc Grunewald, entraîneur emblématique du Club Olympique de la Communauté d’Agglomération Chalonnaise Lutte. « Pour ma part, j’ai débuté en 1973 et je l’ai toujours connu. C’était un peu un père pour nous. » Une figure paternelle décédée au début de l’année 2021, à l’âge de 89 ans. Une immense perte pour le club chalonnais. « C’était vraiment la cheville ouvrière du club », souligne Marc Grunewald. « C’est un homme qui a toujours su s’entourer de personnes sympathiques et compétentes. Il a toujours été le maître d’œuvre des projets. C’est notamment lui qui a su amener des présidents compétents et respectés qui ont su faire évoluer le club. Il travaillait beaucoup, sans vraiment se mettre en avant. C’est un homme qui savait rassembler, c’est l’aspect le plus important pour un dirigeant de club. »
 

 
C’est grâce au catch que Jacques Di Bari s’est engagé au sein du Club Olympique de la Communauté d’Agglomération Chalonnaise Lutte. « A Châlons-en-Champagne, la lutte était couplée avec le catch. Il y avait de multiples événements de catch en Champagne. Tous les samedis, des galas de catch était organisés et gérés par le club de lutte », explique Marc Grunewald. « Le catch avait lieu en soirée, mais à l’époque, il y avait des combats préliminaires en lutte gréco-romaine et en lutte libre. C’est donc par le catch que Jacques Di Bari est entré dans le monde de la lutte. C’était une épopée sur Châlons-en-Champagne. Il a ainsi connu des catcheurs célèbre, à l’image de Lino Ventura. Le catch et la lutte étaient alors très liés, cela a participé à faire prospérer notre club à l’époque. » L’engagement associatif s’est alors poursuivi, notamment au service des jeunes du club. « Il nous amenait en déplacement sur les compétitions, grâce à lui nous avons notamment visité les quatre coins de la France. La lutte a ainsi été un vrai vecteur d’épanouissement. C’est grâce à des gens comme cela que nous avons toujours continué à faire progresser le club. »
 

 
Jacques Di Bari a notamment accompagné son fils, lui aussi lutteur. « C’était son fils unique. Malheureusement, ce dernier est décédé accidentellement à l’âge de 20 ans. Malgré la douleur, il est resté fidèle au club et à son engagement associatif, notamment auprès des jeunes », confie Marc Grunewald. « C’était un modèle, car il ne tirait aucune gloire de son engagement. C’était avant tout motivé par le plaisir, la passion et la bienveillance. C’est lui qui a su insuffler un esprit familial au club. Au fil des années, les dirigeants qui se sont succédé ont su garder cet état d’esprit positif et convivial qu’il avait instauré. Nous sommes plusieurs au club à avoir vu l’engagement des anciens et forcément cela nous sert d’exemple. On essaye de continuer à faire vivre cet esprit. » Président d’honneur du club, mais aussi Chevalier de l’Ordre national du Mérite et médaille d’or de la Fédération Française de Lutte, Jacques Di Bari sera particulièrement honoré à la rentrée prochaine. « Lors de la rentrée de septembre, nous essayerons de mettre en place un challenge avec les jeunes du club notamment. Nous n’avons pas encore trop réfléchi à la forme que ça va prendre, mais ça se fera. »
 
Tous les mardis durant cinq semaines, SPORTMAG vous propose une série de portraits de dirigeants marquants du monde de la lutte.
 

Olivier Navarranne
Crédit photos : COCAC Lutte et
PAS ENCORE DE COMMENTAIRE...

PUBLIER UN COMMENTAIRE