Gil Nugues : « On me fait confiance »

Lors des Jeux européens qui se sont déroulés à Minsk, Gil Nugues a atteint les 8èmes de finale en lutte gréco-romaine. Une performance encourageante pour la suite qui pourrait permettre au lutteur français d’envisager une participation aux Mondiaux puis aux JO.

 

Quel bilan tirez-vous de ces Jeux européens ?

Avant tout, le fait que c’était une très belle expérience. J’ai été appelé un peu au dernier moment pour remplacer un lutteur qui s’était blessé. Sportivement, c’est forcément un peu décevant, car je suis éliminé dès les huitièmes de finale. Mais, ça reste un grand moment, c’est la première fois que je participais à une compétition de cette importance depuis que j’évolue chez les seniors. J’étais un peu comme un gamin quand je me baladais dans le village.

Sportivement, vous n’aviez donc pas de réelles attentes ?

J’en avais, j’espérais passer un tour ou deux et pourquoi pas aller me battre pour une médaille. Je savais que je ne faisais pas partie des favoris, le fait d’être appelé au dernier moment n’a pas joué en ma faveur, mais j’ai tout donné et je pense que ça va me servir pour la suite.

L’écart entre vous et le plus haut niveau européen est-il si grand que cela ?

Non en effet, je suis convaincu qu’il n’est pas si grand que cela. Moi, comme d’autres français, pouvons rivaliser sur pas mal de domaines, mais notre principale faiblesse demeure la défense au sol. En lutte debout, il n’y avait aucun problème, je me sentais bien et j’ai même parfois dominé mes adversaires. Clairement, je ne suis pas à des années-lumière du plus haut niveau mondial et cela me pousse pour continuer à m’entraîner.

Quelle va être la suite de l’année 2019 pour vous ?

Dès le 14 juillet, je pars en stage avec l’équipe de France du côté de Boulouris. C’est un stage de reprise après deux semaines de vacances. J’enchaînerai avec un autre stage en Géorgie qui se terminera par un tournoi. Si ce stage et ce tournoi se passent bien, je pourrai viser une participation aux championnats du monde, mi-septembre. Ces Mondiaux seront qualificatifs pour les Jeux olympiques.

Les JO à Tokyo, y croyez-vous plus que jamais ?

Tout à fait, car j’ai le sentiment de passer un cap en ce moment. Je n’ai en tout cas jamais été aussi près de pouvoir tenter ma chance pour les Jeux olympiques. Il y a encore un mois et demi, ma saison était finie et je commençais à programmer mes vacances. On m’appelle finalement pour les Jeux européens, là-bas on me dit que j’ai un bon comportement et j’ai réalisé de bons combats, ce qui me permet de participer aux stages cet été. C’est la première fois que l’on me fait autant confiance.

Propos recueillis par Olivier Navarranne

 

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