Tradition : seconde jeunesse pour la boxe

La région parisienne est le véritable berceau de la boxe en France. Grâce notamment à l’engouement né des Jeux olympiques de Rio, le noble art retrouve progressivement une place de choix au sein de la capitale et ses alentours.

 
Un temps que les moins de cent ans ne peuvent pas connaître. C’est en effet au tout début du XXe siècle que la boxe anglaise, popularisée un siècle auparavant en terre britannique, fait son apparition en France. Déjà à l’époque, Paris devient la capitale de la boxe en accueillant le premier combat, le 15 février 1903, du côté de la salle Wagram. Avant-guerre, crochets, directs et uppercuts s’enchaînent dans cette salle mythique, mais aussi du côté de la grande roue et du Cirque d’Hiver. Le Paris du début du XXe siècle vibre au rythme de la boxe, le public hissant les boxeurs au rang de célébrités. Au fil des ans, la région parisienne est le cadre privilégié des débuts de nombreux champions : Eugène Criqui, Georges Carpentier, Marcel Cerdan, et plus récemment Fabrice Tiozzo, Jean-Marc Mormeck ou encore Tony Yoka.

Le renouveau des salles mythiques

L’histoire française du noble art est ainsi ancrée au cœur de la région parisienne, dans des salles mythiques. Grâce à la ténacité de Brahim Asloum, propriétaire de la franchise « Paris United », la salle Wagram accueille de nouveau des combats depuis plusieurs années. Cela faisait plus de quarante ans que les combats avaient déserté ce lieu mythique du XVIIIe arrondissement de Paris. Plus qu’une tendance, un véritable renouveau : la boxe réinvestit les grandes salles parisiennes. Le Palais des Sports Marcel-Cerdan de Levallois, du nom de l’un des plus grands boxeurs français de l’histoire, accueille un nombre régulier de soirées de boxe depuis plusieurs années. L’effet Rio ? Force est de constater que depuis les titres olympiques de Tony Yoka et d’Estelle Mossely, le noble art a retrouvé une seconde jeunesse au sein de la capitale.

La boxe à Roland-Garros !

Le Zénith, le Cirque d’Hiver, le Palais des Sports de Paris ou encore La Seine musicale de Boulogne-Billancourt, autant de lieux qui respirent la boxe. Un engouement qui se ressent également du côté des pratiquants amateurs. Au total, plus d’une centaine de clubs sont placés sous l’égide du Comité Île-de-France de boxe anglaise.

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Sans parler des pratiquants non licenciés, évoluant dans des salles privées, évalués à plusieurs milliers par la Fédération Française de Boxe. Le renouveau est donc en marche… et ce n’est pas fini. C’est le court Suzanne-Lenglen de Roland-Garros qui a été retenu pour accueillir les épreuves de boxe lors des Jeux olympiques 2024. Le noble art marquera alors de son empreinte un autre lieu parisien mythique.

Par Olivier Navarranne

 

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