Dix espoirs pour les JO 2024

Chaque mois, SPORTMAG vous présente un jeune sportif français susceptible de briller lors des Jeux olympiques à Paris en 2024. Des sports collectifs à l’athlétisme, en passant par le breakdance, nouvelle discipline olympique, retrouvez ces espoirs qui portent l’esprit 2024.

 

Voile : Lara Granier, la passion plein voile

À 23 ans, Lara Granier fait partie des grands espoirs de la voile française. Présente au Pôle France depuis 2015, elle a commencé à naviguer dans l’Océan indien, près du Kenya, son pays de naissance. Arrivée à la Société des régates d’Antibes à 14 ans, la jeune femme s’est adaptée à une culture et un mode de vie différents, ainsi qu’à l’éloignement familial pour se forger un palmarès en jeunes avec sa coéquipière Marina Lefort : vice-championne du monde en 2016 et vice-championne d’Europe en 2017. Lara Granier continue de se préparer activement pour les Jeux olympiques de 2020 à Tokyo, tout en gardant dans un coin de sa tête l’épreuve de 2024 l’année de ses 29 ans, qui se déroulera à Marseille, sur ses eaux d’entraînement.

Triathlon : Cassandre Beaugrand, déjà plusieurs tours d’avance

2018 a été l’année durant laquelle Cassandre Beaugrand s’est révélée au triathlon mondial : championne de France, d’Europe et du monde de relais mixte, elle a également glané le bronze européen senior en individuel et sa première victoire lors du World triathlon series (WTS), le circuit mondial. Cette saison, l’athlète du Pôle France à Montpellier s’évertue à confirmer les attentes placées en elle. La licenciée au Poissy Triathlon ne s’interdit pas de rêver aux Jeux olympiques de 2024 à Paris, lors desquels elle aura 27 ans, mais gagner en régularité en WTS et surtout performer lors des JO de Tokyo l’année prochaine, sont ses priorités.

Gymnastique : Le raz de marée Mélanie de Jesus dos Santos

C’est la nouvelle coqueluche de la gymnastique française. À 19 ans, Mélanie de Jesus dos Santos est tout simplement la gymnaste française la plus titrée, femmes et hommes confondus, en championnat d’Europe. En avril dernier, lors de l’épreuve continentale à Szczecin (Pologne), la Martiniquaise a conservé sa couronne au sol, tout en s’adjugeant le titre suprême au concours général et une médaille d’argent à la poutre. La sociétaire du Pôle France à Saint-Étienne braque désormais son regard vers la qualification aux Jeux olympiques de Tokyo, elle qui avait été privée de Rio 2016 pour cause de blessure. Reste à connaître son niveau de forme à 24 ans, pour les JO à domicile.

Basket-ball : Sekou Doumbouya, majeur avant l’heure

Deux saisons en Pro B, puis une saison en Jeep Élite et déjà la NBA, telle est la trajectoire fulgurante de Sekou Doumbouya. Le 20 juin dernier, il a été drafté et jouera dès la saison prochaine dans le prestigieux championnat nord-américain de basket-ball aux Detroit Pistons. Fort d’un titre de Champion d’Europe avec l’équipe de France U18 acquis en 2016 en étant le troisième meilleur marqueur de la compétition, l’ailier de 2,05m a évolué à Poitiers en Pro B, dès 16 ans, avant d’être recruté au Limoges CSP. Après un début d’exercice compliqué, le Franco-Guinéen a fini par gagner sa place de titulaire et conclure sa saison régulière par 34 points marqués en 29 minutes de jeu face au Levallois Metropolitans. À 18 ans, Sekou Doumbouya affiche déjà de grosses ambitions avec les Bleus et le tournoi olympique en 2024 en fait partie.

Handball : Hugo Brouzet, une tradition familiale perpétuée

Février 2019, Hugo Brouzet signe son premier contrat pro, intégrant définitivement l’effectif du Chambéry Savoie Mont-Blanc Handball jusqu’en 2022. Arrivé au centre de formation du côté du Phare en 2017, le géant de 2,06 m a régulièrement joué en Lidl Starligue avec le groupe pro lors de cette saison 2018-2019. Fils d’Olivier Brouzet, 72 fois capé en équipe de France de rugby et de Valérie Brouzet, ancienne handballeuse au haut niveau, l’histoire d’Hugo ne pouvait s’inscrire que dans le sport. L’amènera-t-elle jusqu’au tournoi olympique de Paris en 2024 l’année de ses 25 ans ? Son palmarès en équipe de France est déjà ouvert grâce à un titre de champion du monde U19 en 2017 et un titre de vice-champion d’Europe U20 en 2018.

Football : Grace Geyoro, de l’ombre à la lumière

Grace Geyoro a joué la Coupe du monde féminine de football avec les Bleues à domicile, un rêve pour la joueuse franco-congolaise du PSG féminin. Déjà championne du monde avec les U17 en 2012, la milieu de terrain, que l’on surnomme le N’Golo Kanté au féminin, a fait l’étalage de son talent lors du mondial U20 en 2016 où les Bleuettes ont terminé 2e. Cette belle performance a marqué le début d’une carrière prometteuse, lui ouvrant la porte des A un an plus tard. Après sa première Coupe du monde en France, Grace Geyoro aura forcément envie de connaître les Jeux olympiques à domicile quelques semaines après son 27e anniversaire.

Natation : Logan Fontaine, plonge dans le grand bain

Logan Fontaine entre dans toutes ses compétitions avec l’objectif de gagner. Pour l’heure, le récent champion de France en eau libre sur 5 km s’entraînant au Pôle Espoir de Rouen tient ses promesses. Habitué à l’or en catégorie junior, le natif d’Argentan a bien débuté en senior en ramenant une première place mondiale par équipes en 2017, puis le bronze européen en individuel sur 5 km en 2018. Lors des prochains Championnats du monde du 12 au 28 juillet à Gwangju (Corée du Sud), le licencié aux Vikings de Rouen tentera de se qualifier pour les Jeux de Tokyo, avant de voir plus loin dans l’avenir, les JO de Paris, et rêver de décrocher l’or devant son public à 25 ans.

Volley-ball : Barthélémy Chinenyeze, l’envergure d’un grand

Grâce à un doublé Championnat-Coupe de France avec le Tours Volley-Ball et un titre de MVP de Ligue A à seulement 21 ans, Barthélémy Chinenyeze a vécu une saison 2018-2019 de rêve. Le central a ouvert son palmarès en club, deux ans après avoir gagné son premier titre en équipe de France, la Ligue mondiale au Brésil. Malgré ces lignes sur son CV et une convocation du sélectionneur Laurent Tillie à peine un an après ses débuts en professionnel aux Spacer’s de Toulouse en 2016, le Nordiste se considère toujours en période de découverte chez les Bleus. En 2024, il aura 26 ans et devrait faire partie de la génération qui portera les couleurs du volley français lors des Jeux olympiques à Paris. Mais, avant cela, il y aura déjà un événement en France, l’Euro en septembre prochain.

Athlétisme : Heather Arneton, à sauts de géant

Heather Arneton aura 17 ans le 27 juillet, mais a déjà tout d’une grande. La spécialiste du saut au longueur a déjà prouvé son fort potentiel en établissant le record du monde minimes en salle à 14 ans avec un bond à 6,23 m, puis en outdoor, dans la même catégorie, quelques mois plus tard grâce à un saut à 6,57 m. À l’INSEP, elle est entourée par Guy Ontanon, ex-coach de Jimmy Vicaut et Christine Arron, et Robert Emmiyan, spécialiste du saut et recordman d’Europe avec 8,86 m, pour poursuivre sa progression. Après une année blanche pour cause de blessure, Heather Arneton est bien décidée à repartir de l’avant et battre de nouveaux records. En 2024, la native de Franconville aura 22 ans et l’objectif d’aller chercher une médaille devant sa famille.

Breakdance : Martin Lejeune, grandit vite dans les pas du breakdance

Le breakdance fera son entrée aux JO à Paris, une opportunité pour Martin Lejeune, 16 ans actuellement, 21 en 2024, de briller devant son public. En solo ou avec son crew du KLA District, le Calaisien sillonne la France pour enchaîner les pas de danse et les meilleures figures possibles lors des battles. Considéré comme l’un des meilleurs de sa catégorie, Martin Lejeune s’est déjà illustré en décrochant la médaille d’argent aux Jeux olympiques de la jeunesse en Argentine l’année dernière, lui qui avait déjà remporté le Bboy Europe junior en 2017.

Par Leslie Mucret

 

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