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La France aux portes d’un succès mondial

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À trois jours du final, l’équipe de France de Stand Up Paddle a pris la tête du classement général des nations, devant l’Australie…

 

Sous la pluie, le froid et dans un fort vent, les Bleus ont passé près de douze heures sur la plage de Vorupør pour hisser deux représentants en finale dames et messieurs. Débutée à 6h30, la journée de compétition s’est achevée en toute fin d’après-midi. Après une demi-journée mercredi, dans des conditions similaires, la direction de l’épreuve a fait tourner la compétition en non-stop.

Journée interminable pour Dupont

Justine Dupont (26 ans), nouvelle vice-championne du Monde, aura ainsi passé quatre tours pour disputer la finale. Un de plus que ses adversaires qui étaient, elles, entrées en lice la veille. Mais la Française, adepte des vagues géantes de Nazaré, Hawaii et Belharra, n’est pas apparue plus fatiguée que ça. Lucide et engagée, elle n’aura malheureusement pas su trouver la bonne vague pour faire la différence sur l’Australienne Shakira Westdorp, laquelle conserve son titre acquis l’an passé à Fidji.

Troisième titre de vice-championne du Monde 

Dans des vagues ne dépassant pas les 50 cm en fin de journée, Dupont a démontré qu’après seulement trois mois de pratique, son sens marin, sa technique et sa détermination, étaient des armes qui pouvaient la porter très haut. Vice-championne d’Europe en juin dernier, la Landaise doit encore se contenter de l’argent, après ses médailles du même métal aux Mondiaux de longboard (2011) et de grosses vagues (2016).

Carpentier passe du Top 10 au Top 3 mondial

Un peu plus tôt, Benoît Carpentier a lui aussi vu le titre mondial lui échapper. Dans une finale totalement ouverte après les éliminations du tenant du titre Zane Schweitzer (Hawaii) et du favori Caio Vaz (Brésil) en demi-finale, le Français avait une belle carte à jouer. Lui aussi n’a pas su trouver la bonne vague au cours des 20 minutes imparties. La victoire revenant à Luis Diniz, l’autre Brésilien de la compétition, qui s’impose devant Harry Maskell (Australie), Carpentier et Mo Freitas (Hawaii). Champion d’Europe en juin dernier au Portugal, le Breton démontre qu’il fait aujourd’hui partie des tous meilleurs mondiaux de la discipline. Neuvième l’an dernier à Fidji, le voici désormais dans le Top 3 ! A seulement 21 ans, il a un très bel avenir devant lui.

Rollet Top 10, Toche Soulé Top 20

Sorti en quarts de finale messieurs sans avoir pu démontrer son vrai surf, Pierre Rollet a quitté ses premiers Mondiaux avec beaucoup de frustration. Le Basque n’est bizarrement jamais entré dans sa compétition. Passant les deux premiers tours de justesse, il a buté sur le troisième qui était pourtant à sa portée. Il prend tout de même la 9ème place de ces Mondiaux danois, la même place que Carpentier l’an dernier. Enfin, Lydie Toche Soulé, qui participait elle aussi à ses premiers Championnats du Monde, n’a pas dépassé le deuxième tour. Payante un peu plus tôt, l’option de prendre des droites ne s’est pas avérée gagnante pour la Méditerranéenne qui prend la 19ème place au général.

Off vendredi

Après une journée aussi humide que glaciale, la direction de compétition a décidé de faire un break ce vendredi. Les finales de technical Race Sup et prone Paddleboard auront toutes lieu samedi. Le relais va conclure les Mondiaux dimanche. Ce soir, l’équipe de France occupe la première place du classement général devant l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Mais cinq titres restent à décerner d’ici dimanche et la route est encore très longue pour tenter de décrocher la première couronne planétaire par équipes en Stand Up Paddle.

La réaction de Justine Dupont (2è) :

« Je suis contente ! C’est la troisième fois que je suis vice-championne du Monde après le longboard (2011) et les grosses vagues (2016). Je l’ai fait dans plein de supports, mais je n’ai jamais été championne du monde. Ça ne fait pas longtemps que je fais du Stand Up Paddle, le titre mondial est donc un objectif pour l’année prochaine. Cette journée a été très longue, j’ai passé beaucoup de série, j’ai eu un peu froid car il a plu toute la journée. Mais c’était magique avec toute l’équipe de France qui était là au bord de l’eau, sous la pluie. Ils étaient tous là pour m’encourager, ils m’ont bichonné toute la journée. C’est un bonheur d’être dans cette équipe. Il y a une super ambiance. Je suis ravie. Je vais continuer à faire du SUP, c’est sûr (rires). En finale, c’était compliqué de trouver une vague plus grosse que lors des séries précédentes. Mais c’est la compétition. Shakira (Westdorp) a eu une belle vague en finale. Elle surfe très bien. On voulait tout gagner, c’était son tour. Tant mieux pour elle ».

La réaction de Benoît Carpentier (3è) :

« C’est ma première finale dans un tableau international. Je prends la 3ème place, c’est top ! J’étais déjà très content d’être en finale. Alors, médaille de bronze ! Ce n’était pas facile en finale, il y avait beaucoup de vent. Je n’ai pas réussi à trouver quelques vagues pour faire mieux que 3ème. Ma demi était énorme. Caio (Vaz, Brésil) fait une interférence, ça tourne en ma faveur et je me qualifie. Je vais m’entraîner pour 2018, pour être de nouveau champion d’Europe et, même s’il y a du boulot, je vise la plus haute marche du podium aux Mondiaux ».

La réaction de Pierre Rollet (9è) :

« Je suis très déçu, surtout pour l’équipe. Quand on sort de l’eau et que l’on voit tout le monde, c’est pas « j’ai perdu » mais « on a perdu ». Je suis déçu de ma série en quart de finale, j’avais largement de quoi mieux faire. Je n’ai pas réussi à démarrer sur ces Mondiaux. Je n’ai pas bien surfé. Je ne comprends pas trop pourquoi. Je n’ai pas ressenti de pression. Je n’y étais pas… Il y a de la déception à chaud, mais je fais quand même un Top 10 mondial. C’est quand même beau. Ça fait trois ans que je fais du SUP, je suis content de mon évolution ».

Lydie Toche Soulé (19è) :

« Je suis déçue car j’avais envie de faire mieux. Mais je n’ai pas de regrets, j’ai fait ce que j’ai pu. Les vagues étaient très compliquées. C’était difficile de se placer dans l’eau. Je n’ai pas eu les vagues qui ouvraient. Je n’ai pas pu m’exprimer. Mais vu d’où je viens, je suis super contente. Je vis une super expérience avec l’équipe de France. C’est magnifique. Tu vis ces moments une fois dans ta vie, il n’y a pas de mot… »

La rédaction

 

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