Les BDE STAPS font face au confinement, exemples en Occitanie

Des bureaux des étudiants des STAPS essayent de rester actifs pour les étudiants pendant le confinement. Charlotte Pétoin, co-présidente du BDE de Montpellier, et Axel Grieu, président de l’association STAPS de Font-Romeu, parlent de la situation dans leur faculté.

Pouvez-vous présenter votre association ?

Charlotte Pétoin (photo) : Notre BDE (bureau des étudiants) est une association qui a pour but principal de lutter contre l’isolement social des étudiants, ainsi que de participer à la vie du campus de l’UFR STAPS Montpellier en organisant des tournois sportifs, des soirées, des journées d’intégration. Nous avons aussi relayé des campagnes comme celle sur le sport et la sédentarité. Nous aidons aussi l’orientation et l’insertion des étudiants avant et après la fac et défendons également les droits des étudiants. L’UFR STAPS nous met à disposition un local qui nous permet d’accueillir les étudiants, de faire des réunions et d’avoir un espace de travail.

Axel Grieu : Notre association est en phase de développement car nous avons recommencé à être actif en ce début d’année scolaire. La fac de Font Romeu étant rattachée à celle de Perpignan, nous avons peu d’étudiants, mais nous avons tout de même mis en place en début d’année scolaire des projets d’innovations sociales : une campagne contre les violences sexistes et sexuelles et pour Octobre rose, le mois de sensibilisation au cancer du sein. Malheureusement, en raison de la crise sanitaire, nous n’avons pas pu organiser la journée d’intégration qui est vraiment l’un des plus grands évènements de la fac.

 

Comment restez-vous actifs pour les étudiants pendant ce nouveau confinement ?

A. G. : Avec ce nouveau confinement, nous sommes en lien avec l’université afin d’obtenir des ordinateurs pour que les personnes en précarité numérique en bénéficient. Nous sommes également en train de négocier un partenariat avec Lydia, une application pour payer par téléphone, afin que les étudiants puissent acheter les vêtements de l’université via un lien commun.

C. P. : On s’attendait un peu à un deuxième confinement, mais on ne s’y est pas forcement préparé. Depuis la mise en place du plan Covid à l’université, nous ne pouvons pas être plus de dix personnes dans le local ni avoir un réel contact avec les étudiants, puisque les évènements phares comme le week-end d’intégration ou les soirées qui permettent de créer du lien sont annulées. Nous essayons tout de même de nous adapter à la situation car c’est primordial pour garder notre association active et dynamique. Nous soutenons par exemple l’initiative “Bouge du canap”, mise en place par l’ANESTAPS, qui propose des séances de sport en live tout les soirs. Nous allons relancer également des jeux sous forme de défis sur notre compte Instagram pour garder les étudiants actifs et mettre à disposition la nouvelles lignes de vêtements du BDE en pré-commande que nous espérons pouvoir livrer en main propre. À l’approche des élections du nouveau conseil, nous voulons sensibiliser les étudiants à la représentation politique étudiante et nous lancer à la recherche de nouveaux membres pour assurer la relève du BDE.

 

 

Quels sont les impacts du confinement sur votre association ?

C. P. : Le confinement nous empêche surtout de faire des réunions au sein du bureau et de nous voir. Le BDE, c’est comme une équipe de foot, plus tu t’entraînes avec tes équipiers, plus tu connais leur façon de jouer, tu t’adaptes et après tu es prêt pour le match. Nous, c’est pareil et là nous sommes privés “d’entraînements”. Nous sommes une nouvelle équipe, alors on espère vite se retrouver pour mieux se connaître et avancer.

A. G. : Il a des impacts sur le bureau car nous ne pouvons pas nous voir, mais nous cherchons à garder tout de même une dynamique au sein du bureau.

 

Avez-vous tiré des leçons du premier confinement ?

C.P. : La principale leçon que nous avons tiré, c’est d’apprendre à vivre avec la frustration. Lors du premier confinement, nous avons dû annuler le gala qui est un des évènements les plus attendus de l’année. En ce début d’année scolaire, les évènements sont prêts d’un point administratif, donc nous espérons avoir les autorisations et que nos prochains projets, notamment le week-end au ski, pourront avoir lieu.

Propos recueillis par Martin Aurore
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