Le triathlon étoffe son offre de formation dans le sport santé

Le CREPS de Dijon va accueillir la première formation “coach triathlon santé de niveau 2” organisée par la FFTri. Paul Lalire, cadre technique national à la Fédération française, détaille le programme.

 

Quels sont les objectifs de cette formation qui sera proposée par la Fédération française de triathlon au CREPS de Dijon ?

Deux formations seront organisées pendant la période des vacances de la Toussaint. Le samedi 19 octobre, le contenu portera sur la formation “coach triathlon santé de niveau 1”. Il s’agit d’une initiation aux outils de la fédération créés pour faire un diagnostic du niveau physique des personnes. C’est un premier niveau de sensibilisation pour les entraîneurs de clubs bénévoles à la thématique du sport santé. Cependant, cette formation ne permet pas d’encadrer des personnes atteintes d’affection de longue durée (ALD). C’est l’objet de la formation “coach triathlon santé de niveau 2” qui aura lieu du dimanche 20 au mercredi 23 octobre. C’est la première de la FFtri qui s’appuie sur l’instruction interministérielle du 3 mars 2017 portant sur les conditions de dispensation de l’activité physique adaptée prescrite par le médecin traitant à des patients atteints d’ALD. Destinée aux éducateurs déjà diplômés BF4 Triathlon ou DEJEPS Triathlon ou UCC Triathlon, cette formation leur permettra de prendre en charge ces personnes qui voudraient pratiquer dans leur club après une prescription médicale et de leur proposer du contenu à des fins de santé.

 

 

Ces programmes s’adressent-ils aux entraîneurs de Bourgogne-France-Comté ?

Les formations “coach triathlon santé de niveau 1” sont organisées un peu partout en France par les Ligues régionales. On s’attend à avoir un public local le 19 octobre. Pour la formation de niveau 2, l’organisation est nationale et donc le recrutement s’est fait sur toute la France. Nous devrions avoir des groupes de 20 à 25 participants lors de ces deux formations dispensées par des intervenants médecins, enseignants APA et secouristes sécurité pratique.

Pourquoi avoir choisi le CREPS de Dijon ?

La localisation et l’accessibilité de la ville nous ont confortés dans ce choix. Nous profitons de l’organisation sur place la veille de la formation de niveau 1, ainsi que d’un regroupement triathlon santé avec les acteurs régionaux les 18 et 19 octobre. Mais le but est de faire perdurer cette formation et de la faire changer de lieu.

Pourquoi avoir attendu 2019 pour dispenser la première formation alors que l’instruction interministérielle a été publiée en 2017 ?

Nous avons mis deux ans pour réorganiser nos formations en interne. Nous avons mis en place tout un cheminement, attendu pour faire évoluer cette nouveauté et remplir les ambitions de la Fédération. Il n’existait aucun diplôme dans la santé jusqu’à présent. Cette formation a été reconnue et validée par la commission médicale du CNOSF.

Former les bénévoles au sport santé était une vraie demande des clubs ?

Près de 800 éducateurs ont déjà été sensibilisés aux particularités du sport santé grâce à la formation de niveau 1. Ils étaient intéressés aux prérogatives pour accueillir les personnes en ALD et même d’autres profils comme les personnes sédentaires. C’était une vraie demande au sein des clubs de triathlon, qui auront aussi la possibilité de diversifier leurs offres, proposer autre chose que de la compétition et du loisir à bon niveau. De plus depuis cinq ans, la Fédération est engagée dans le dispositif « coach triathlon », un programme de coaching en quatre étapes, destinées aux personnes qui veulent se remettre au sport et prendre soin de leur santé.

En quoi le triathlon est bénéfique pour la santé ?

Selon différents rapports scientifiques, la marche, la natation et le cyclisme sont les trois premières activités dont la pratique régulière est bénéfique pour la santé. Notre discipline permet d’associer les trois, en adaptant la course à pied. La natation et le vélo sont des disciplines portées moins traumatisantes que la course à pied ou les sports collectifs pour une personne en surpoids, par exemple. La marche reste une activité accessible, en termes de lieu et de matériel.

Propos recueillis par Leslie Mucret
Crédit photo : PictureAlliance / Icon Sport
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