La formation de la JDA Dijon handball, un gage de qualité

Le centre de formation de la JDA Dijon handball affiche un taux de réussite supérieur à la moyenne nationale, grâce à une longue recherche de joueuses à fort potentiel à façonner et à l’importance du double projet.

 

Béatrice Edwige, pivot de l’équipe de France féminine de handball, est passée par le centre de formation de la Jeanne d’Arc Dijon Handball, tout comme Marie Prouvensier, médaillée d’argent aux Jeux olympiques de 2016 avec les Bleues. Actuellement, 60% de l’équipe qui évolue en Ligue Butagaz Energie sont sorties du centre formation. « C’est un chiffre excellent. Nous sommes à environ 50% de réussite dans notre projet quand la moyenne nationale est autour de 30% », souligne Anthony Favier, responsable du centre de formation de la JDA Dijon handball.

Beaucoup de joueuses à observer

Ces bons résultats de ce centre de formation, créé en 2007 et agréé par le ministère des Sports l’année suivante, proviennent d’un long travail en amont. « Trouver des jeunes athlètes avec encore une marge de progression est le plus gros du boulot », confie Anthony Favier. « Nous commençons à les repérer sur des matchs d’inter-ligue et d’inter-comité. Je me déplace lors des rencontres inter-pôle qui réunissent tous les pôles espoirs de France et assiste à l’ensemble des matchs. » Toutes les jeunes handballeuses du territoire métropolitain et même des DOM-TOM sont scrutées. « C’est une fierté d’avoir des joueuses issues de la région, mais le vivier n’est pas assez riche », note le responsable de structure. « Selon les années, elles n’ont pas le niveau. » Dans une unité de douze athlètes, seules une ou deux filles par an peuvent espérer entrer au centre de formation de la JDA Dijon handball. « Cela dépend aussi des postes qu’on recherche, car on sait qu’on va mener un travail de 3 à 5 ans sur la construction d’un collectif. L’essentiel est de ne pas se tromper. »

 

L’importance du double projet

Lors d’une semaine type, les jeunes joueuses s’entraînent deux fois par jour, avec des séances spécifiques selon leur poste et effectuent du travail physique de musculation et de cardio. Elles font régulièrement des oppositions face aux professionnelles ou à l’équipe réserve qui évolue en Nationale 1. Mais ce ne sont pas les seuls aspects du cursus au centre de formation de la JDA Dijon handball. « Le double projet fait partie intégrante du parcours, je suis très exigent là-dessus », insiste Anthony Favier. « Nous avons construit une filière post-bac grâce à un gros travail de partenariat avec les lycées de la région qui proposent des BTS, les universités et le CFA des métiers du sport, afin de pouvoir établir un parcours individualisé. Si la joueuse réussit dans le domaine scolaire, il y a plus de chances qu’elle soit épanouie sur le plan personnel et donc également au niveau handballistique. Elles savent qu’elles ne sont pas pressées et peuvent allonger leurs études. Faire une licence en cinq ans n’est pas un échec, mais un moyen de bien tout équilibrer pour réussir dans tous les domaines. Leur mettre le pied à l’étrier et en faire des personnes autonomes, c’est notre philosophie. » Et elle fonctionne au vu des résultats et car la formation à la dijonnaise a bâti sa réputation basée sur son accompagnement et son exigence. « Mais, il ne faut pas se reposer sur nos lauriers pour toujours avoir un coup d’avance sur les autres », prévient le responsable.

Leslie Mucret
Crédit photo : Evan Ricard
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