Mondial féminin 2019 : les Bleues rêvent de titre

Quatrième nation mondiale, la France rêve de ce Mondial à domicile pour décrocher son premier grand titre. Les Bleues pourront compter sur un important soutien populaire, les places pour les différentes rencontres ayant rapidement trouvé preneur.

 
Gravir le toit du monde à domicile. Les Bleus y sont parvenus en 1998. Vingt et un ans plus tard, les Bleues rêvent du même destin. Une équipe de France féminine qui domine l’Europe en clubs, mais qui ne parvient pas à surfer sur la même dynamique au niveau international. Il y a quatre ans, les Tricolores s’étaient arrêtées en quarts de finale, leur meilleure performance lors d’une Coupe du monde. Bien évidemment, la France peut et doit mieux faire en 2019 à domicile, son classement FIFA la plaçant parmi les favorites ; la France est quatrième, avec seulement quelques points de retard sur le trio de tête composé des États-Unis, de l’Allemagne et de l’Angleterre. Des Bleues qui ont décidé de forcer le destin en 2017, après un championnat d’Europe raté et terminé en quarts de finale. Exit Olivier Echouafni, place à Corinne Diacre, ancienne gloire aux 121 sélections nationales. C’est sous sa direction que l’équipe de France espère soulever le plus beau des trophées.

Entre jeunesse et expérience

Une équipe de France dont l’Olympique Lyonnais demeure un pilier, année après année. Logique, tant l’OL domine le championnat de France, le club rhodanien ayant décroché cette année son treizième titre national consécutif. Capitaine, Amandine Henry fait figure de cadre, tout comme Wendie Renard et Eugénie Le Sommer. Un talent par ligne pour un trio lyonnais qui espère faire sien le monde après avoir conquis la France et l’Europe en club. Corinne Diacre opte pour un mélange savamment dosé entre expérience et jeunesse. De l’expérience avec Gaëtane Thiney (33 ans), attaquante du Paris FC et auteure de 58 buts chez les Bleues. Comment ne pas citer la gardienne Sarah Bouhaddi (32 ans), qui approche les 150 sélections. Ce Mondial sera aussi placé sous le signe de la jeunesse. Cela tombe bien, la France en a à revendre. Sakina Karchaoui (23 ans), Grace Geyoro (21 ans), Valérie Gauvin (23 ans) ou encore Delphine Cascarino (22 ans) pourraient devenir les révélations de cette Coupe du monde aux yeux du grand public.

Un groupe abordable

La route des Bleues vers la finale le 7 juillet prochain au Groupama Stadium sera bien entendu semée d’embûches. Le parcours tricolore débute le 7 juin (21h00) au Parc des Princes face à la Corée du Sud, à l’occasion du match d’ouverture. Le 12 juin (21h00), les Bleues défieront la Norvège à Nice, puis affronteront le Nigeria le 17 juin (21h00) à Rennes. Les Tricolores sont largement favorites de ce groupe A, duquel elles doivent sortir en tête afin d’éviter toute mauvaise surprise dès les huitièmes de finale. En cas de deuxième place par exemple, Amandine Henry et sa bande pourraient croiser la route du Brésil. Forcément à éviter si tôt dans la compétition, lorsque l’on sait que les Brésiliennes sont extrêmement régulières sur la scène internationale. Outre la France, les États-Unis, champions du monde en titre et leaders du classement FIFA, seront très attendus. Même chose pour l’Allemagne, avec deux titres mondiaux au compteur. Sans oublier deux sérieux outsiders, le Japon et l’Angleterre, qui figurent dans le même groupe.

Succès pour la billetterie

La France, mais aussi l’ensemble des autres nations, pourront en tout cas compter sur un important soutien populaire. Le 18 avril dernier, soit un peu moins de deux mois avant le début de la compétition, le comité d’organisation avait annoncé avoir déjà vendu 720 000 billets, soit un peu plus de la moitié de ceux proposés à la vente. À cette date, 7 des 52 rencontres affichaient déjà complet : le match d’ouverture entre la France et la Corée du Sud, les demi-finales, la finale, mais aussi les rencontres Pays-Bas – Cameroun le 15 juin à Valenciennes, Nigeria – France le 17 juin à Rennes et Suède – États-Unis le 20 juin au Havre. Plus que l’équipe de France, c’est donc le football féminin qui semble mobiliser les foules en cette période estivale. Cette Coupe du monde a donc tout pour permettre à ce football féminin de franchir un nouveau palier.

La Coupe du monde 2019 en chiffres :

8e édition
24 participants
52 rencontres
9 stades
1,3 million de places proposées

Les groupes de la Coupe du monde 2019 :

Groupe A : France, Corée du Sud, Norvège, Nigeria
Groupe B : Allemagne, Chine, Espagne, Afrique du Sud
Groupe C : Australie, Italie, Brésil, Jamaïque
Groupe D : Angleterre, Écosse, Argentine, Japon
Groupe E : Canada, Cameroun, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas
Groupe F : États-Unis, Thaïlande, Chili, Suède

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Par Olivier Navarranne

 

Crédit photo : Icon Sport
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