Julien Gil : « Atteindre le carré final »

Porté par environ 300 licenciés en France, le football australien tente de se faire une place dans le paysage sportif français. À trois jours du coup d’envoi de l’Euro Cup, qui se tiendra le 7 octobre à Saint-Médard-en-Jalles, SPORTMAG a donné la parole à Julien Gil, le capitaine de la sélection française…

 

Julien Gil, tout d’abord, expliquez-nous en quoi consiste le football australien…

C’est un mélange de plusieurs sports, de football, de rugby, de basket et même de football américain. C’est ce mélange qui m’a vraiment fait aimer le football australien, c’est un super compromis.

Comment avez-vous découvert la discipline ?

Le football australien n’est connu en France que depuis 10 ans environ. Je le pratique depuis six ans, parce que j’en avais vu à la télévision sur les chaînes du câble. En tombant dessus par hasard, j’ai trouvé que c’était une discipline très spectaculaire, impressionnante. Je m’étais dit que si ce sport existait en France, je me lancerais. Et un jour, j’ai fait des recherches sur internet et j’ai vu qu’un club de football australien existait à Toulouse. J’y suis allé et depuis, je n’ai plus quitté l’équipe. J’ai tout de suite eu un gros coup de cœur.

Comment expliquez-vous les difficultés de développement du football australien ?

Ce n’est pas un sport de contact, mais d’évitement. Il y a eu beaucoup d’amalgames parce qu’à la télévision, on voit les professionnels se rentrer dedans et avoir un jeu vraiment très physique. Mais le ballon est très souvent en jeu. Je ne sais pas exactement quel est le temps de jeu effectif, mais je dirais que c’est au moins le double d’un match de rugby à quinze. Malheureusement, on ne met pas suffisamment en avant ce sport. Encore une fois, le football australien n’est pas violent. En tout cas, il l’est beaucoup moins que d’autres sports comme le rugby ou le football par exemple. Personnellement, je viens du football et j’ai bien vu à quel point ce sport était dangereux pour les chevilles, les genoux, etc. Je le sais parce que je me suis déjà fait les croisés et que mon autre genou est déjà bien fatigué (rires). Quoi qu’il en soit, c’est dommage car le football australien est vraiment très complet.

L’Euro Cup se tiendra samedi à Saint-Médard-en-Jalles. Qu’attendez-vous de cette compétition pour la sélection tricolore ?

L’année dernière, nous avions terminé en cinquième position, on grappille à chaque fois quelques places. Avant cela, nous étions passés un peu au travers en Croatie. Nous avions justement affronté le pays hôte en poules, qui est une équipe très dure, et notamment physiquement. Cela peut impressionner car en France, nous nous connaissons tous. Même s’il y a des contacts, ils restent assez légers. Quand on ne connaît pas les joueurs adverses, on peut avoir une appréhension et donc être moins performants. Mais il faut rentrer dans le jeu car sinon, ça devient très compliqué. En tout cas, pour notre expérience encore assez réduite, nous avons une belle équipe. Ce qui serait bien, ce serait d’atteindre le carré final. On espère y arriver, même si on sait que ce sera forcément difficile. Difficile mais pas irréalisable, on a clairement les moyens d’y arriver. Quoi qu’il en soit, nous sommes motivés et impatients de démarrer.

Propos recueillis par Bérenger Tournier

 

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