Goleador, la start-up qui séduit l’Occitanie !

Denis Sobra et Stéphane Darmon étaient hier à Toulouse, au centre de formation du TFC, afin de présenter les machines « Goleador Training ». Dédiées à l’entraînement des sportifs de haut-niveau, ces véritables machines à centrer ou à tirer ont déjà séduit des clubs comme le MHSC ou le TFC, en soutien avec la Région Occitanie. Entretien avec Denis Sobra, l’un des deux gérants de la start-up perpignanaise…

 

Denis Sobra, tout d’abord, comment est née cette idée du « Goleador Training » ?

Mon associé est un ancien joueur professionnel. Quand il a posé ses valises à Perpignan, il a repris l’académie qu’avait créé Michel Platini pour en faire un centre d’entraînement. C’est là qu’est venu le problème de la répétition du geste dans la progression du joueur. Il n’y a pas de secret, c’est en répétant un geste technique que l’on devient de plus en plus performant. Sur le marché, il y avait peu de machines, et la plupart d’entre elles n’étaient pas spécialisées pour le football. On s’est donc retrouvé face à plusieurs problèmes, car le ballon ne partait pas du sol et qu’il n’avait pas une trajectoire bien propre au football. Nous avons donc repensé la technologie et nous avons déposé trois brevets sur cette innovation. Il y a eu cinq ans de prototype et d’essais avant d’arriver à une première commercialisation à la fin de l’année 2015. Nous avons travaillé avec de grands coachs pour obtenir le meilleur résultat possible.

Vous avez inauguré hier une machine à Toulouse, au centre de formation du TFC. La Région Occitanie a participé très activement à cette opération, comment cela s’est-il matérialisé ?

Par l’intermédiaire de la LRSET, nous sommes allés il y a quelques mois au Sportup Summit à Font-Romeu. Nous avons rencontré Kamel Chibli et Nadia Pellefigue de la Région Occitanie. Ils ont trouvé notre projet très sympa, nous leur avons expliqué la technique mais également le modèle économique basé sur le sponsoring. Ce projet dynamique et proche du terrain convenait parfaitement à la sensibilité de la Région. Il a alors été proposé de redesigner les machines aux couleurs de l’Occitanie. Si les clubs étaient prêts à les acheter, la Région prenait en charge le support publicitaire. C’est ce qui a été fait avec Toulouse et Montpellier, qui ont décidé d’acheter deux machines. Quelque part, nous avons vendu un support de communication à la Région qui, par ce biais, apporte une aide aux clubs de l’élite pour acquérir un tel outil.

D’autres régions peuvent également être intéressées par une telle opération…

Oui, bien-sûr, nous avons déjà des expériences à peu près similaires, par exemple avec la Région Auvergne, qui avait offert une machine à un club de Ligue 2. Nous avons surtout l’expérience avec le Crédit Agricole, qui a co-financé, sur le même système, un outil pour le SC Amiens. Nous sommes ravis car c’est un modèle économique qui fonctionne. Entre le leasing et le sponsoring de nos produits, le discours est facilité car les coachs sont enchantés par la technique, et que le financement devient alors beaucoup plus simple.

Propos recueillis par Bérenger Tournier

 

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