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Denis Gargaud : « Un accomplissement personnel »

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Il y a un peu plus d’un an, Denis Gargaud décrochait le titre olympique à Rio. Quelques mois plus tard, et même si son statut a évolué, le céiste français garde la même soif de victoires. Entretien…

 

Denis Gargaud, quelle est votre actualité ?

Je suis en stage de reprise en Australie, sur le stade des Jeux de Sydney 2000. J’y suis allé un peu plus tôt que d’habitude cette année car ma femme est enceinte, et comme la naissance est prévue en janvier, il fallait que j’anticipe. On fait pas mal de séances en eaux vives, mais également de la musculation, du renforcement physique, etc. Le but, c’est de m’athlétiser pour la saison qui arrive.

Quel sera votre programme lors des prochaines semaines ?

Il y aura les sélections pour les Championnats de France au printemps. À l’issue de ces sélections, il y aura un circuit classique de Coupe du Monde avant les Championnats du Monde sur le stade des Jeux de Rio. Le programme en compétition sera chargé. L’année dernière, j’avais privilégié la préparation des Mondiaux plutôt que de faire des courses en amont. En 2018, je vais miser sur la globalité de la saison pour reprendre quelques places au classement mondial.

Il y a un peu plus d’un an, vous décrochiez l’or lors aux Jeux olympiques de Rio. Ce titre a-t-il bouleversé votre vie ?

Oui, bien-sûr. Ce que je trouve bouleversant, c’est d’avoir réussi à gagner tous les titres majeurs dans mon sport, à savoir les Championnats du Monde et les Jeux. Il me manque les Championnats d’Europe mais je vais m’y atteler, même si j’y accorde un petit peu moins d’importance. En tout cas, c’est un vrai sentiment d’accomplissement personnel. Aujourd’hui, si je continue, c’est pour la recherche de la victoire, mais d’une manière différente.

Qu’appelez-vous par une manière différente ?

Dans ma préparation, dans les choses qui sont mises en place. De toute manière, mes prochaines victoires seront quoi qu’il en soit différentes car mon statut n’est plus le même. Ce n’est pas simple à gérer. La preuve avec mon titre de Champion du Monde en 2011, j’essaye de regagner de manière différente mais je n’y arrive pas encore. Mais c’est justement ce qui est intéressant, il y a plein de petites choses que l’on peut faire pour aborder différemment la préparation.

Et notamment au niveau mental ?

Oui, cela fait partie de ce que j’appelle le « pré-requis ». Il y a une certaine manière de se préparer mentalement, c’est peut-être ce que j’ai délaissé l’année dernière, où j’étais surtout inquiet par rapport au physique, et pas suffisamment sur l’aspect mental. C’est un domaine qui peut difficilement se préparer en dehors de la compétition, et comme j’avais un peu fait l’impasse sur certaines, j’ai peut-être un peu sous-estimé cet aspect. Cette année, je vais me recentrer sur la préparation mentale, physique et technique.

On imagine que l’émotion lors de votre titre olympique devait être immense…

Absolument. Ce sont des émotions rares, bouleversantes, un peu comme la naissance de ma fille. Ce n’est que du bonheur, mais il faut aussi s’y préparer.

Propos recueillis par Bérenger Tournier

 

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