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Félix André : « Des moments que je n’oublierai jamais »

Andre Ferreira - Icon Sport

En remportant samedi dernier la Coupe de France face à Béziers (2-3), le Pays d’Aix Venelles a écrit la plus belle page de son histoire. Une magnifique récompense pour un club dont le palmarès était vierge il y a encore quelques jours. Pour SPORTMAG, Félix André, le coach provençal, s’est confié sur le formidable exploit de ses joueuses. Entretien avec un entraîneur heureux, comblé, mais déjà tourné vers les prochaines échéances…

 

Félix, comment avez-vous abordé cette finale ?

On l’a préparée comme un match de championnat traditionnel, il n’y a pas eu de préparation tactique particulière ou de changement dans le rythme de travail. Nous n’avions d’ailleurs rien prévu en termes de cérémonial, nous sommes restés très sobres dans la préparation de l’événement. On s’est seulement préparés à un dur et long combat.

Vous avez d’ailleurs perdu le premier set sur un score très lourd (25-12). À ce moment-là, avez-vous pensé que la marche était trop haute ?

Tout au long de la semaine, l’un de mes amis qui est entraîneur, m’avait dit qu’il fallait que je me prépare à vivre ce scénario. Il me l’avait répété tous les jours qui ont précédé le match. Perdre ce set n’a fait que renforcer ce que j’avais prévu. Je n’ai pas donc été surpris et d’ailleurs, j’ai bien remercié mon ami après le match !

Vous sentiez l’exploit possible ?

J’avais dit à mon staff que l’on allait faire quelque chose. J’avais vu des attitudes et des regards à l’entraînement qui ne trompent pas. Je ne savais pas qu’on allait l’emporter mais je savais que les filles seraient dedans. Dans le comportement et dans l’environnement que l’on souhaitait créer, je sentais bien l’équipe.

On sait que l’aspect mental est essentiel dans ce genre de match. Comment l’avez-vous travaillé ?

Avec un préparateur mental. C’est un domaine très important, peut-être même le plus important, même si on avait beaucoup travaillé la tactique. Le préparateur mental m’a aidé à préparer mon discours et mes mots quasiment deux semaines avant le match. D’autant que l’on avait eu un clash après le match de Nantes, deux semaines avant la finale. On venait d’enchaîner deux défaites en accrochant deux cadors du championnat dans le jeu mais en étant incapables de tuer les sets. C’était mentalement que l’on devait progresser pour franchir ce cap.

Ce clash vous a-t-il servi pour créer cet exploit ?

Peut-être. On s’est dit les choses, on a fait en sorte que les joueuses se parlent. Ce sont des moments très importants, indispensables. Un groupe qui ne se parle pas n’est pas en capacité de performer ensemble.

Est-ce le plus beau souvenir de votre carrière d’entraîneur ?

Oui, bien-sûr. J’ai réalisé quelques minutes après le match, quand mon formateur, Frédéric Guerin, est venu me féliciter. Il a eu des mots très forts qui m’ont fait prendre conscience de ce qu’il venait de se passer. J’ai eu des témoignages de beaucoup de personnes très importantes à mes yeux. Ce sont des moments que je n’oublierai jamais.

Désormais, comment voyez-vous la fin de saison ?

Il faut accrocher la qualification pour les play-offs, ce n’est pas encore mathématiquement le cas. C’est une obligation pour le club. Et puis, comme je dis aux filles depuis le début de saison, on a eu un bel exemple avec Saint-Raphaël qui a remporté le titre l’année dernière. Une fois que l’on est en play-offs, tout est possible. Nous sommes des compétiteurs, on ne veut pas s’arrêter parce que l’on a gagné un titre. Je n’ai bien évidemment pas la prétention de dire que l’on est favoris. On a battu Béziers sur un match, peut-être que si on le rejoue dix fois, on le perd à neuf reprises. Béziers est un gros club, une place très forte du volley-ball français. Mais tant qu’on peut faire quelque chose, on y croira.

Bérenger Tournier

 

NB : En remportant cette finale de la Coupe de France en cinq sets (25-12 / 17-25 / 25-22 / 22-25 / 15-17), le PAVVB s’est également qualifié pour la Coupe d’Europe (CEV Cup) la saison prochaine…

 

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