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En deux ans, l’Union Bordeaux Bègles est devenue l’une des toutes meilleures équipes de Top 14. Sans véritable grand nom du rugby mondial, le club a su s’appuyer sur un collectif uni et des joueurs en devenir.

Depuis toujours, le sud-ouest est une terre de rugby. Il y a Bayonne, Biarritz, Agen, Pau… Mais depuis deux saisons, c’est l’Union Bordeaux Bègles qui surclasse tous ses voisins. En terminant 7ème ces deux dernières années, aux portes des barrages, l’UBB attend désormais de passer un cap, pour se retrouver parmi les six meilleures équipes de France. « Notre objectif est clairement de terminer dans les six premiers, pour jouer les barrages et pourquoi pas les demi-finales », assène Émile Ntamack, l’entraîneur des arrières. Au 12 décembre, les Bordelais pointaient au sixième rang du classement, et pouvaient donc encore prétendre aux phases finales du championnat. D’autant plus qu’en ce début de saison, les habituelles meilleures équipes ne sont pas au rendez-vous. Le Racing 92, tenant du titre, le Stade Français, vainqueur il y a deux ans, et le Stade Toulousain, recordman du nombre de titres, sont en retrait (8e, 9e et 7e respectivement). « Les grosses équipes ne carburent pas encore, mais on sait que tout peut très vite changer, en un ou deux week-ends », annonce, prudent, l’ancien international aux 46 sélections. « On ne compte pas sur les mauvais résultats des autres. » Il pointe aussi du doigt les performances mitigées de l’UBB face aux meilleures équipes au classement : défaites face à Clermont, Montpellier, Toulon et Castres. « Nous n’avons pas de matches faciles, c’est ce qui nous différencie de certaines équipes », ajoute-t-il. Et pour cause, c’est de justesse que l’UBB s’est imposée face à Grenoble, Brive ou Pau.

Mais, l’emporter de deux points ou infliger une correction, comme à la Rochelle (26-0), revient au même. Ces victoires-là sont acquises, et c’est bien ce qui compte. Mais Émile Ntamack ne veut pour autant pas s’emballer « On ne se contente pas de ces résultats », prévient-il. « Il ne faut pas tomber dans la facilité. » Sous la houlette de Raphaël Ibañez, l’entraîneur aux 98 capes en équipe de France, l’équipe avance, avec un seul mot d’ordre : le travail. « C’est le secret de la réussite, mais nous ne sommes malheureusement pas les seuls à le connaître », sourit Ntamack.

« Notre force, c’est le collectif »

Contrairement à certaines équipes, Bordeaux n’a pas de grands noms dans ses rangs. Pas de Dan Carter comme au Racing, ou de Bryan Habana et Ma’a Nonu comme à Toulon. Le club s’appuie sur quelques joueurs d’expérience, comme Adam Ashley-Cooper (32 ans, 116 sélections avec l’Australie), Ian Madigan (27 ans, 30 sélections avec l’Irlande) et, côté français, Jean-Baptiste Poux (37 ans, 42 sélections). « Notre force, c’est le collectif », nous confie Émile Ntamack. « On s’appuie sur un bon groupe, très solidaire. » Un groupe soudé et travailleur qui, en match, sait faire bloc pour contrer ses adversaires. « Il y a beaucoup d’envie au sein du groupe », se réjouit l’entraîneur des arrières. « Il y a un élan dynamique chez les joueurs, c’est très agréable de travailler avec eux au quotidien. Ils repoussent sans cesse leurs limites ». Et tout le monde a sa place « Dans cette équipe, on ne dépend pas de quelques joueurs », confirme Baptiste Serin, le jeune demi de mêlée de 22 ans. « Quand il y a des joueurs blessés, ou en sélections, d’autres prennent le relais. C’est très positif. »

 

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