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Véritable star du net et idole du public phocéen, Bengous est devenu en quelques mois le supporter le plus connu de l'Olympique de Marseille. Pour SPORTMAG, ce marseillais pur souche a accepté de retirer sa casquette d'humoriste pour se confier en toute sincérité...

Bengous, parlons un peu du sportif, le retour de Payet à l'OM, ça te tente ?

Evidemment. D'un côté, cette rumeur, je la sens bonne et de l'autre, je ne la sens pas du tout. Je me demande comment une équipe comme West Ham peut se passer de Payet.

D'autant qu'il sera très difficile de s'aligner sur le salaire...

Chez eux, ils payent à la semaine. On n'est pas encore comme ça en France ! Après, avec la nouvelle direction, on a passé un cap. Les dirigeants vont envoyer les sous, donc je ne pense pas que le coût du transfert pose problème. On a quand même de l'espoir, Marseille, ça doit lui manquer au petit Dimitri. Il est attaché à ce club, et nous, on ne l'oublie pas.

Avec du recul, quelle est ton opition sur la nouvelle équipe dirigeante ?

Par rapport aux anciens dirigeants, c'est un autre monde, Eyraud a l'air très solide. Je n'avais pas vraiment d'affinités avec Margarita et Jean-Louis David - Labrune (sic). Le changement, il se fait à partir de maintenant. Il faut désormais que l'on fasse nos preuves sur quelques transferts. On doit prendre des joueurs talentueux qui mériteront de porter le maillot marseillais. A Marseille, on veut des joueurs reconnus.

Tu sens que depuis quelques semaines, une nouvelle ferveur est en train de naître à Marseille ?

Bien-sûr. Et c'est pour cela que le public marseillais donne sa confiance aux nouveaux dirigeants. Maintenant, c'est à eux de jouer pour nous faire venir de grands joueurs et faire en sorte que l'OM redevienne ce qu'il était. Depuis qu'il y a eu ce changement de direction, l'ambiance change. Maintenant, on a du concret, on est impatients que ça bouge mais il ne faut pas non plus aller trop vite.

L'année dernière, l'OM a vécu une année cauchemardesque. Tu penses que ça peut déterminer le degré de ferveur du public ?

On ne va pas commencer à comparer cette année avec la dernière. C'était le Titanic l'année dernière, le bateau était cabré, tout le monde était en train de couler. Mais la ferveur, on l'a toujours eue. Après, c'est vrai que quand je discutais avec certains supporters, ils me disaient qu'ils n'avaient plus envie d'aller au stade. On était tous dégoûtés, on s'est vraiment sentis abandonnés par la direction. Tout le monde attendait du changement, mais la passion a toujours été là. Plus bas que terre, on sera toujours derrière le club. Une femme, tu peux la quitter, mais pas l'OM. Cette passion qui t'anime depuis que tu es petit, tu ne peux pas l'enlever, peu importe ce qu'il se passe au club.

L'OM, c'est la femme de ta vie ?

Evidemment que c'est la femme de ma vie ! Je suis marié à l'OM depuis 1989, depuis le 24 septembre 1989 pour être précis.

D'autant que si tu es devenu connu, c'est aussi grâce au club...

Oui, d'un côté, c'est vrai. C'est l'OM qui m'a fait connaître en France. Le lien que j'ai avec ce club, je l'ai toujours eu et je l'aurai toujours.

Notamment depuis que tu fais tes debriefs, qui sont suivis dans la France entière...

Quand je fais mes debriefs, je déconne, je m'amuse. J'aime le second degré, ce qui n'est pas donné à tout le monde. Certains ne le comprennent pas et c'est dommage car si je peux donner un petit peu de bonheur aux gens, je suis heureux. Tous les jours, je reçois des messages de petits, de personnes agés, de personnes qui sont malades et qui me remercient car je leur ai apporté un petit peu de joie le temps d'une vidéo. C'est le plus beau cadeau que l'on puisse me faire.

Tu es fier d'être le supporter de l'OM le plus connu avec René Malleville ?

C'est une fierté énorme. Hier soir, je cogitais dans mon lit, je n'arrivais pas à m'endormir. Je me disais qu'il y a trois ans de ça, je me levais tous les matins pour aller travailler, comme tout le monde. C'est une chance énorme que j'ai. Après, je suis allé la chercher aussi, on ne me l'a pas donnée. Je suis allé au bout de mon rêve et je remercie du plus profond de mon coeur les gens qui me suivent. Ils ont changé ma vie. Qu'est-ce que je les aime ces gens...

On sent beaucoup d'émotion quand tu dis ça...
Oui, car si je fais ça, c'est pour tous ceux qui me suivent. Après, si je peux mettre un petit mot pour les jaloux et les envieux, je le ferai ! Il y en a qui pensent que je suis devenu millionaire avec les debriefs et que je me suis acheté une villa sur la corniche. Calmez-vous les gars, vous n'êtes pas bien. Je fais ma vie comme je l'entends et même si je gagne juste ce qu'il faut pour vivre, ce qui me rend le plus heureux, ce sont les gens qui me soutiennent et qui me suivent. Et s'il y en a autant, c'est qu'ils savent que je suis quelqu'un de simple, que je n'ai pas changé. Il y en a certains qui veulent me faire trébucher, qui peuvent même me toucher, mais ce n'est pas grave. Ce ne sont pas eux qui sont importants, mais tous les autres.

 

Par Bérenger Tournier

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