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Delphine Cascarino, pur produit du centre de formation de l'OL, a brillé avec les Bleuettes, lors de la Coupe du Monde U20. Depuis plusieurs mois, la jeune fille de 19 ans réussit une autre performance : gagner sa place dans le meilleur effectif d'Europe.

 

Elle porte le nom d’un ancien attaquant irlandais de Marseille et de Nancy (Tony, entre 1994 et 2000) mais, du haut de ses 19 ans, Delphine Cascarino est trop jeune pour l’avoir connu. « J’ai entendu parler de ce joueur, mon père m’en a parlé », sourit-elle. Aucun lien de parenté avec Tony, Delphine ayant par son père des origines italiennes, mais une carrière prometteuse. Début décembre, la jeune Lyonnaise a mené de main de maître l’équipe de France U20 jusqu’en finale de la Coupe du Monde de la catégorie en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Malgré le sentiment d’une mission pas tout à fait remplie du fait de la défaite en finale devant la Corée du Nord, la belle aventure a marqué les esprits. « On est rentrées déçues de cette défaite », confie Delphine. « Mais on a réalisé un beau parcours, et c’est déjà bien d’être arrivées jusque-là. En plus, on était à la limite de l’élimination au premier tour contre le Ghana, puisqu’on a égalisé à la dernière seconde. C’était encore plus beau de vivre cette épopée avec Estelle (sa sœur jumelle). Et puis, cela a été aussi une aventure humaine. On a adoré l’accueil des gens de ce pays, qu’on n’imaginait pas comme ça. »

Capitaine sur les trois derniers matches, Delphine a qualifié son équipe en quart de finale contre l’Allemagne d’une frappe somptueuse dans la lucarne opposée. Dans son couloir droit qu’elle affectionne, elle a créé le danger à chacune de ses accélérations, puissantes, techniques. « C’est une joueuse sobre, propre, avec un impact physique sur chacun des matches qu’elle a pu faire », indique Peggy Provost, adjointe d’Olivier Echouafni chez les Bleues. « À elle de garder la tête froide, de bien travailler, de ne pas brûler les étapes et de fournir les efforts nécessaires pour atteindre le très haut niveau. »

Gérard Prêcheur, l’entraîneur de l’OL féminin, l’avait aussi côtoyée au centre de formation de Clairefontaine. « J’avais décelé chez elle un potentiel de haut niveau, comme lorsque j’avais eu Camille Abily, Louisa Necib, Eugénie Le Sommer ou, plus récemment, Marie-Antoinette Katoto (PSG) », se remémore-t-il. « Je n’ai donc pas été surpris par ses performances. »

 

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