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Grégory Gaultier : « Je me suis vraiment reboosté »

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Grégory Gaultier, numéro 1 français et numéro 2 mondial de squash, a remporté fin avril les championnats d’Europe avec l’équipe de France. Une grande joie pour le joueur de 34 ans qui a retrouvé la motivation après une saison passée difficile.

 

Grégory, qu’est-ce qui a forgé le succès de cette équipe de France sur les championnats d’Europe ?

Je pense qu’on était tous plus forts et plus homogènes qu’auparavant. C’est sans doute ce qui a fait la différence par rapport aux autres années. On a réalisé un parcours sans faute avec des matches complets et aboutis. De mon côté, j’essaye simplement de faire mon boulot et de ramener à chaque fois un point à l’équipe de France. Il y a vraiment une bonne ambiance dans cette équipe, on est une bande de potes. Je pense que c’est aussi ce qui fait la différence par rapport à l’équipe d’Angleterre où il existe des rivalités entre certains joueurs. De notre côté, on se bat les uns pour les autres.

Vous avez décroché l’or, les filles ont pris l’argent. Une émulation s’est-elle créée entre les deux équipes ?

Il est vrai que ça se passe très bien entre nous, on était derrière elles le jour de leur finale. C’est dommage qu’elles perdent de nouveau de trois fois rien contre les Anglaises, ce n’est pas la première fois que ça arrive. Mais elles sont de plus en plus proche, on espère qu’elles pourront bientôt goûter à cette médaille d’or sans attendre plus d’une décennie comme nous.

Vous aviez retrouvé la place de numéro 1 mondial après votre victoire au British Open en mars. Courrez-vous après ce statut ?

Je n’y pense pas vraiment, je dirais que ça vient tout seul avec les résultats. Je suis redescendu numéro 2 ce mois-ci, car j’avais plus de points à défendre par rapport à la saison précédente que le nouveau n°1. J’aurai moins de points à défendre sur la deuxième partie de saison, il y aura donc de bonnes chances pour que je repasse n°1 mondial. Ma priorité est avant tout de produire du bon squash dans les tournois auxquels je participe, et d’éviter les pépins physiques.

Justement, cette saison est-elle une renaissance à vos yeux, après les difficultés de l’an dernier ?

Oui je me suis vraiment reboosté, la coupure à Noël m’a vraiment fait beaucoup de bien. J’ai connu beaucoup de pépins pendant un an, le moral était touché. J’avais un peu le cul entre deux chaises, je n’en pouvais plus d’aller sur les tournois et de ne pas être performant. Je n’étais qu’à 50% de mes capacités ou je jouais sur une jambe, je revenais souvent de blessure sans avoir le temps nécessaire pour me remettre. Je limitais la casse, mais je ne gagnais pas. J’avais envisagé la retraite mais j’ai su retrouver mon niveau et la motivation nécessaire pour revenir. J’arrive de nouveau à gagner les matches et à trouver les solutions nécessaires pour les remporter. Mon squash est revenu et j’en suis forcément heureux.

Désormais, quels sont vos prochains objectifs ?

J’attaque le tournoi de Zurich (Suisse), puis je me rends à Seattle (États-Unis) dans une semaine. Ensuite, je disputerai les World Series Finals, qui regroupe les huit meilleurs joueurs du monde, début juin à Dubaï. Après, je ne reprendrai qu’en septembre avec pour objectif de devenir champion du monde individuel en décembre à Manchester (Angleterre), et de briller lors des championnats du monde par équipe à Marseille (France) fin novembre.

Propos recueillis par Olivier Navarranne

 

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