SPORTMAG.fr

Camille Serme : « Une très belle récompense »

Icon Sport

Malgré une élimination aux portes de la finale des World Series de Dubaï il y a quelques jours, Camille Serme réalise une saison de très grande qualité. Un parcours et une réussite qui ont permis à la Cristolienne de 28 ans d’être sacrée meilleure joueuse de l’année…

 

Camille Serme, vous avez perdu il y a quelques jours en demi-finale des World Series, face à la numéro un mondiale, Nour El Sherbini. Que retenez-vous de cette compétition ?

Sur le coup, juste après le match, j’étais forcément un peu déçue. D’autant que j’ai eu deux balles de match, je suis passée tout près de la victoire. Après, j’ai très vite relativisé, puisque c’est un tournoi bonus qui n’a pas d’influence sur les points au classement. Et puis, j’ai fait de bons matchs toute la semaine de compétition, j’ai moi-même sauvé plusieurs balles de match. Il y a donc eu un petit peu de déception, mais au final, c’est une belle conclusion de cette saison.

Quelques jours auparavant, vous avez été élue meilleure joueuse de l’année. Que cela représente-t-il pour vous ?

J’étais très honorée, d’autant que les joueuses qui étaient présentes m’ont félicitée et m’ont dit que je méritais cette distinction. Quand on est reconnue par ses pairs, on ne peut être qu’heureuse et très fière.

Au-delà de la satisfaction d’une telle distinction, ce nouveau statut vous-a-t-il perturbé dans votre préparation ?

Franchement, je n’y ai pas du tout pensé à Dubaï, alors que j’ai appris cette nouvelle la veille du premier match. C’est une très belle récompense, mais on est obligé de passer très vite à autre chose, de se reconcentrer sur le jeu.

Aujourd’hui, le squash est malheureusement encore méconnu du grand public. En tant que joueuse professionnelle, quel est votre quotidien ?

On s’entraîne deux à trois fois par jour, six jours sur sept. Le squash, c’est mon métier et je travaille tous les jours pour réussir. Après, c’est vrai que l’on manque un petit peu de médiatisation. Il y a encore pas mal de personnes du grand public qui ne connaissent pas le squash, c’est un petit peu frustrant. Surtout que nous avons pas mal de qualités dans le squash français. Quand on a le numéro un français qui est également numéro un mondial et qui a remporté les Championnats du Monde, on peut difficilement faire mieux. C’est aussi pour cela que je me bats tous les jours : pour faire parler de mon sport.

Vos excellents résultats pourront justement aider à ce développement…

C’est effectivement ce que je pensais, mais finalement, les résultats ne comptent pas tant que cela. Il faut essayer d’organiser des événements, faire parler de soi sur les réseaux sociaux ou encore travailler avec d’autres sportifs. C’est ce que j’essaye de faire.

Qu’attendez-vous des prochaines échéances ?

Tout d’abord, je vais prendre un petit peu de repos. Ensuite, je vais disputer les Jeux Mondiaux en Pologne. Même si ce n’est pas une compétition majeure, j’aimerais atteindre au moins la finale puisqu’il y a quatre ans, j’avais décroché la médaille de bronze. Après, la saison internationale reprendra assez rapidement, dès la fin du mois d’août.

Justement, quels seront vos objectifs pour cette saison internationale ?

Je souhaite mieux la commencer que l’année dernière. Mon gros objectif, ce seront les Championnats du Monde en décembre, à Manchester. Avant cela, il y aura des Grands Chelems où je vais évidemment tout donner pour briller. Mais c’est clair que les Mondiaux, c’est vraiment le tournoi que je rêve de remporter. Depuis toujours.

Propos recueillis par Bérenger Tournier

 

Articles similaires :

1 Commentaire

  1. Fred

    23 juin 2017 at 12 h 05 min

    Bravo à toi!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *