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Charlotte Lembach : « Ne pas m’arrêter sur un échec »

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Membre de l’équipe de France de sabre féminin, Charlotte Lembach fait le point sur sa carrière d’escrimeuse. Entretien.

 

Charlotte Lembach, fin juillet, avec l’équipe de France féminine de sabre, vous avez décroché la médaille de bronze aux championnats du monde à Leipzig (Allemagne). Quel bilan dressez-vous de cette compétition ?

C’est une journée qui avait très bien commencé sur les premiers matches. Puis, nous avons pris le risque de faire un changement en demi-finale. Cela n’a pas payé, puisque nous nous sommes inclinées face à l’Italie (45-42). Si nous étions passées, je pense qu’on aurait été chercher l’or. Après cet échec, il n’était pas évident de se remoboliser. Dans le match face au Japon, pour le bronze, nous étions mal embarquées. Nous avons réalisé qu’il n’était pas possible de repartir avec une médaille en chocolat. Nous avons donc puisé dans nos réserves pour nous imposer (45-39).

Sara Balzer s’est blessée lors de l’épreuve individuelle. Caroline Quéroli a alors été appelée pour la remplacer lors de l’épreuve par équipes. Pensiez-vous particulièrement à Sara lors de vos matches ?

Tout à fait. Elle a été omniprésente dans nos pensées. C’était même une force pour nous de se battre pour elle, même si sur le moment, il s’agissait d’un coup dur pour l’équipe. Nous avons été chercher cette médaille à 5, pas à 4. Elle est d’ailleurs montée sur le podium avec nous.

Plus tôt dans la saison, vous aviez gagné le Grand Prix de Moscou. Il s’agissait de votre première victoire en Grand Prix. Quel est votre prochain objectif à atteindre ?

A court terme, c’est d’être sélectionnée pour les championnats d’Europe et les mondiaux. Ensuite, je souhaite décrocher une médaille en individuel, ce que je n’ai encore jamais réussi à faire sur le plan mondial. Je sais que j’ai les capacités pour y parvenir.

À plus long terme, songez-vous déjà aux Jeux Olympiques 2020, qui se dérouleront à Tokyo ?

Dès que nous avons été éliminées en quart de finale aux JO de Rio, j’ai tout de suite pensé à Tokyo. C’était une grosse déception, je ne me voyais pas m’arrêter sur un échec. S’il y avait eu une médaille au Brésil, j’aurais arrêté. Je pense à ma vie professionnelle d’après.

En parallèle à votre carrière de sportive de haut niveau, que faites-vous ?

Je suis en école du commerce, à l’EDHEC Business School. Je suis en contrat de professionnalisation. Je me forme aux métiers de chef de projet et chargée de clientèle. Sur une semaine, je fais 3 jours d’escrime et je consacre 2 jours à l’entreprise. J’ai besoin de sentir que je suis utile ailleurs qu’en escrime.

Propos recueillis par Arnaud Lapointe

 

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