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Astrid Guyart : « Je compense le manque d’entraînement par l’expérience » (1ère partie)

Ria Novosti - Icon Sport

Sept mois après les JO de Rio, Astrid Guyart a fait son retour à la compétition. A bientôt 33 ans, la fleurettiste continue désormais le sport de haut niveau sans réfléchir à long terme.

Quel regard portez-vous sur votre parcours aux Jeux, qui s’est arrêté en quarts de finale ?
J’étais préparée, à la fois mentalement et tactiquement. J’ai vécu ces JO intensément. Je ne peux pas regretter grand chose, contrairement à ma 4ème place à Londres, il y a 4 ans, qui me laisse un goût amer. La Russe Inna Deriglazova était tout simplement meilleure que moi.

Vous avez effectué votre retour lors de l’étape de Coupe du monde de Gdansk en Pologne, à l’issue de laquelle vous avez terminé à la 2ème place par équipe et 3ème en individuel. Quel bilan dressez-vous de cette épreuve ?
C’était assez agréable. J’y suis allée sans idées préconçues. J’ai réussi à avoir le même niveau de concentration qu’aux JO. Les sensations sont ressorties toutes seules. J’ai joué sur mon expérience. En quarts, j’avais déjà des crampes, j’étais crevée. C’est une belle surprise.

Votre prochaine échéance est le Grand Prix des USA. Quel objectif vous-êtes vous fixé pour cette compétition ?
Aucun objectif. Je n’ai pas pu m’entraîner de la semaine car j’ai dû aller travailler. Je n’ai même pas repris l’entraînement à haut niveau, puisque je ne fais de l’escrime que deux jours par semaine. Je compense par l’expérience.

En parallèle au sport de haut niveau, vous êtes ingénieure chez Airbus Safran Launchers. Comment conciliez-vous ces deux activités cette saison ?
Je travaille trois jours par semaine à Airbus et m’entraîne deux jours à l’INSEP. Je n’avais pas prévu de programme particulier après les JO de Rio. Je ne tire donc pas de plan sur la comète pour la suite.

Pratiquez-vous d’autres sports que l’escrime ?
Non. Auparavant, je faisais du foot pour me dégourdir, soit sous forme d’entraînements en sports collectifs à l’INSEP, soit avec des amis le dimanche. Mais j’ai arrêté pour éviter les blessures.

Votre frère, Brice, est devenu consultant sportif après sa carrière de sportif de haut niveau. Envisagez-vous une reconversion identique ?
Les places sont prises. Je l’ai déjà fait pour le Challenge international de Paris : je m’étais bien amusée. C’est agréable, cela offre un autre point vue sur le sport.

 

Dans la deuxième partie de l’entretien, Astrid Guyart évoquera la sortie de trois livres qu’elle a écrit. Ceux-ci sont destinés aux 6-10 ans et concernent le saut à la perche, l’escrime, et le basket.

Propos recueillis par Arnaud Lapointe

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