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Pierre-Louis Costes : « Ma priorité, ma famille »

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Considéré dès son plus jeune âge comme le plus grand espoir de sa discipline, Pierre-Louis Costes a su confirmer au fil des années pour devenir l’un des tous meilleurs bodyboarders au monde. Entretien…

 

Pierre-Louis Costes, tout d’abord, quelle est votre actualité ?

La saison sur le circuit mondial est terminée, j’en profite pour me reposer et profiter de ma famille, tout en continuant la préparation de mon film sur le bodyboard et ma carrière.

On imagine que cette période est essentielle pour vous…

Oui, elle est très importante, d’autant que mon bébé est né en juin. Cette année, j’ai fait un peu l’impasse sur le Tour Mondial, j’ai loupé quelques étapes. Ma priorité, ce n’était pas de décrocher le titre, mais c’était ma famille. Maintenant qu’il n’y a plus du tout de compétition, j’en profite pour passer un maximum de temps à la maison. J’avais besoin de prendre ce temps avant que la saison ne reprenne en février.

Quel est le rôle de la préparation mentale dans le bodyboard ?

Le mental joue un rôle primordial dans la préparation des compétitions de haut-niveau. Mais dans notre sport, je pense que cette préparation est différente car nous sommes tributaires de la nature. Le plus important, c’est d’être prêt et d’avoir de l’expérience sur chaque vague, chaque spot. Dans l’idéal, il faut arriver une semaine avant pour s’acclimater, prendre la mesure de ce que l’on va faire. Si on veut performer physiquement et mentalement, nous devons être prêts et parfaitement préparés, même si on ne peut pas tout contrôler.

Très jeune, vous avez été l’un des plus grands espoirs de la discipline. Comment arrive-t-on à gérer ce statut ?

C’est vrai que dans certains cas, le fait d’arriver trop jeune et d’avoir trop de pression peut être négatif. C’est important d’avoir un bon entourage. Quand j’étais petit, j’ai eu très rapidement cette étiquette de futur Champion du Monde, ce n’est pas simple à gérer car la pression est énorme. Si on ne réussit pas, on a l’impression de décevoir beaucoup de monde, de ne pas être à la hauteur. Après, dans mon cas personnel, et c’est aussi parce que j’ai été bien entouré, le fait d’arriver très tôt m’a permis de prendre beaucoup d’expérience. Ce qui est important, c’est de ne pas brûler les étapes et de garder la tête sur les épaules. Si on suit cette ligne et que l’on se sert de cette précocité pour prendre un maximum d’expérience, les choses deviennent beaucoup plus simples.

Quelles seront vos ambitions ?

En ce moment, je suis vraiment à 100% sur ce projet de film, j’aimerais terminer avant Noël 2018. Je vais vraiment me concentrer là-dessus et travailler dur pour y arriver. Sportivement, j’aimerais remporter quelques épreuves du Tour Mondial et pourquoi pas décrocher un troisième titre. Je ne suis pas passé loin cette année, donc j’espère y arriver l’année prochaine. Et puis je découvre la paternité, la vie a vraiment changé. On est dans un sport assez solitaire mais avec cette nouvelle vie, on n’a plus le droit d’être égoïste. C’est un monde différent mais ça rajoute une motivation supplémentaire.

Vous êtes partenaire d’Isuzu depuis plusieurs années. Que représente ce partenariat pour vous ?

Représenter une marque comme Isuzu dans le monde de la glisse, c’est vraiment un honneur. En plus, leur véhicule sont vraiment formidables. Le fait d’avoir un pick-up m’aide énormément dans tous mes déplacements, il me permet de me rendre sur tous les spots avec mes équipements. C’est le véhicule idéal pour les sports de plein air.

D’autant qu’Isuzu s’investit pleinement dans ce partenariat…

Tout à fait, la marque suit mes résultats et m’envoie régulièrement des messages. C’est un partenariat qui est bénéfique des deux côtés. Je suis vraiment très heureux d’être partenaire d’Isuzu.

Propos recueillis par Bérenger Tournier

 

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