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SPORTMAG N°19 février 10 Magazine n°19 février 2010
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REPORTAGE - BORDEAUX

Après un parcours remarquable lors de la phase de groupes, les Girondins de Bordeaux disputent, le 23 février, leur huitième de finale aller contre les Grecs de l’Olympiakos. Un adversaire à la portée de la formation entraînée par Laurent Blanc, qui peut espérer voir plus loin.

Les Girondins et leur histoire

PAR LAWRENCE LEENHARDT

Les Bordelais ont dépassé le stade de prendre en photo le stade et leurs adversaires. Une fois, leur premier match à Chelsea (en 2008, 4-0), ça leur a suffi. Et servi de leçon. La seule photo qu’ils veulent encore prendre, c’est celle «du classement après la phase de poules, avec tous les groupes alignés côte à côte, et Bordeaux classée meilleure équipe européenne. » C’est Laurent Blanc qui le dit. L’entraîneur bordelais consent rarement à laisser filtrer de telles confidences. On en profite. Il faut dire que les Girondins sont plus que jamais en passe de créer un nouvel exploit dans cette Ligue des champions jusque là inabordable. Un exploit ? «On a quand même été les premiers surpris de s’être qualifiés en terminant à la première place», avouait Yoann Gourcuff après coup.

«Se retrouver là, avec un huitième de finale à jouer, ça représente la progression de notre équipe, du club, des joueurs. On a tellement bien fait, qu’aujourd’hui on a presque l’impression que c’était facile. Mais non, insiste Wendel avec un grand sourire. Bordeaux a clairement franchi un palier.» En France, personne n’en doute. Les Girondins dominent copieusement le championnat. Un peu à la manière du Lyon d’il y a deux ou trois ans, on ne les sent jamais menacés, et même si c’était le cas, leurs adversaires ne paraissent pas en mesure de les inquiéter sur la durée. Fort de ses certitudes, consolidées au terme d’une année 2009 exceptionnelle (champion de France, vainqueur de la Coupe de la Ligue, du trophée des Champions 2009-2010, qualification en Ligue des champions, Blanc et Gourcuff sacrés entraîneur et joueur de l’année), ce Bordeaux-là s’est permis d’aborder ses dernières échéances la tête haute, avec une stratégie. «En janvier, on a beaucoup de matches, et c’est tant mieux, explique Cédric Carrasso. On a un effectif large et de qualité qui peut tourner – et gagner. On a terminé l’année sur une bonne dynamique et on l’a conservée. Avant la Ligue des champions, il est important de gagner beaucoup de matches. Et nous, on est motivé pour tous. Ceux qui peuvent nous donner des points d’avance en championnat qui seront autant de jokers, ceux qui nous amènent vers un titre…»

En désignant les Grecs de l’Olympiakos, le sort s’est quand même mis au pli. Bordeaux pouvait tirer l’un des deux Milan… Pour une équipe qui marche sur l’eau, ça sent déjà bon le quart de finale. «Attention !, s’insurge le milieu de terrain brésilien qui a préféré passer Noël en France pour être au top à la reprise. Pour moi, c’est du 50/50. Le premier match, là-bas, va être très important. Si on en ramène quelque chose, on aura fait un grand pas. Car chez nous, on est très fort. C’est vrai que l’Olympiakos, ce n’est tout de même pas Manchester. C’est une équipe moyenne, comme nous. Je veux dire qu’à ce niveau, ce qui compte, c’est le métier. Le classement en championnat est moins important. Tirer un Milan mal classé, ce n’était pas bon. Parce qu’il a des grands joueurs, avec 40 matches en Ligue des champions. Là, cela aurait été du 51/49. Et le 1 change tout.»
»... (la suite dans votre magazine SPORTMAG)