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Yvan Wouandji : « Le Cécifoot n’est pas un effet de mode »

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Lorsque le cécifoot (football à cinq déficients visuels) est évoqué en France, Yvan Wouandji ne se trouve jamais très loin. Déficient visuel, ce joueur de 24 ans fait les beaux jours du club de Saint-Mandé et de l’équipe de France. Entretien.

 

Yvan Wouandji, vous êtes né et avez grandi au Cameroun, avant d’arriver en France à l’âge de dix ans…

Avec mon frère jumeau, nous sommes nés prématurés et myopes. Malgré tout, j’ai eu une enfance classique, je faisais un peu de foot avec les copains du quartier. Puis j’ai perdu la vue à l’âge de 10 ans à cause d’un décollement de la rétine. Pour me soigner, mes parents m’ont emmené en France. A Paris, malheureusement, ma rétine n’a pu être recollée. J’ai alors été inscrit dans une école spécialisée, où j’ai appris à vivre avec mon handicap et à acquérir de l’autonomie.

Quel a été votre premier contact avec le football ?

Au départ, je pratiquais ce sport comme un loisir. Dans mon école pour non-voyants, j’ai découvert le cécifoot. A l’époque, j’avais 12 ou 13 ans, je ne savais pas qu’on pouvait faire du football sans voir. En allant aux entraînements, je me suis familiarisé avec les règles spécifiques au cécifoot (pas de hors-jeu, tacle interdit, etc.). J’ai commencé à 15 ans en club, à l’Association Valentin Haüy (AVH). Entre le cécifoot et le foot classique, je n’ai jamais fait la différence.

Comment êtes-vous parvenu à tirer votre épingle du jeu en cécifoot ?

J’ai appris l’existence d’un championnat national. J’y ai joué pendant deux ans avec l’AVH, avant d’intégrer l’équipe de France. En 2011, avec celle-ci, nous avons remporté le Championnat d’Europe. L’année suivante, nous sommes parvenus à décrocher la médaille d’argent aux Jeux paralympiques de Londres. C’était un grand moment ! Cela m’a ouvert de nombreuses portes.

Quel est le grand objectif de votre carrière de joueur ?

J’aimerais bien remporter les Jeux paralympiques. Mais mon objectif ultime est de soulever la Coupe du monde. A l’heure actuelle, il existe deux ou trois équipes supérieures à la nôtre. Notre groupe est encore un peu jeune. Mais je n’ai que 24 ans, et nous avons encore largement le temps de progresser. Le rêve serait d’arrêter ma carrière après avoir gagné le Mondial.

Retrouvez l’intégralité de l’interview sur http://emag.sportmag.fr

 

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