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Loïs Chardebas : « Atteindre le plus haut niveau mondial »

Laurence Chardebas

À seulement 16 ans, Loïs Chardebas est l’un des grands espoirs du paddle, une discipline qui ne cesse de prendre de l’ampleur en France. Ambitieux pour cette année 2017, le jeune homme l’est aussi pour la suite de sa carrière.

Qu’est-ce qui vous a attiré vers le paddle ?
Toute sa vie, mon père a pratiqué la planche à voile et a voyagé à travers le monde. Dès que le Stand Up paddle est arrivé en France, il a tout de suite vu le potentiel de ce sport. Il m’a mis sur une planche et j’ai tout de suite adhéré à cette discipline. C’est simple, ludique et j’ai tout de suite voulu être performant. J’avais commencé durant l’été, puis en septembre 2012 j’ai été sur ma première compétition.

De quelle manière avez-vous vécu vos premiers très bons résultats depuis 2014 ?
Au tout début, mon objectif n’était pas d’obtenir des résultats. Je participais aux compétitions avant tout pour m’éclater. Dès 2014 et mes premiers résultats, j’ai obtenu plusieurs soutiens qui m’ont vraiment boosté dans cette voie. Je me suis donné à fond aux entraînements, ce qui m’a permis de pleinement profiter durant les compétitions.

Quelles sont les qualités requises pour la pratique du paddle ?
C’est un sport très complet qui demande de l’endurance, surtout en course, qui est ma spécialité. Le paddle nécessite également de l’explosivité, de la puissance et évidemment beaucoup de technique dans le coup de rame.

De quoi sont composés vos entraînements ?

Mes entraînements dépendent avant tout de la partie de la saison. Nous avons une première partie de saison de compétitions, qui débute en mai et se termine en juillet. La deuxième partie commence après les vacances d’été, jusqu’en décembre. Je réalise quatre à cinq heures d’entraînement « à terre » par semaine et j’essaye de ramer le plus possible. Je fais principalement du gainage, car ce sont les abdominaux qui sont le plus sollicités.

« Les planches à elles seules coûtent entre 2 000 et 3 000 euros »

Quels sont vos objectifs lors de cette saison 2017 ?
Mon principal objectif est de monter sur le podium dans la catégorie Espoir au niveau national. J’aimerais également intégrer le Top 10 France Open. Au niveau international, je vise le top 40 de l’Euro Tour, qui est une série d’une dizaine d’épreuves à travers l’ensemble de l’Europe. Ce classement européen pourrait me permettre d’intégrer le top 100 mondial.

À un moins du début de la saison, où en est votre recherche de partenaires et de sponsors ?
Depuis plusieurs années, je suis soutenu par mes sponsors principaux que sont Fanatic, Ion Products et Picture Organic Clothing. Pour le moment, je n’ai pas trouvé de partenaire financier, même si mon Surf Club m’aide à financer une grande partie des frais de compétitions. Sans partenaires ce serait très compliqué, car une saison coûte très cher. Les planches à elles seules coûtent entre 2 000 et 3 000 euros. Heureusement que ma famille m’aide également, que mes parents me soutiennent. C’est vraiment un projet familial.

Comment conciliez-vous votre pratique du paddle et vos études ?
Avec mon lycée, j’ai la chance d’avoir intégré cette année une section à horaires aménagés. L’emploi du temps est construit de manière à ce que je puisse terminer mes cours à 16h tous les jours, pour pouvoir m’entraîner. Quand le scolaire va moins bien, mes parents me mettent aussi un peu la pression pour que ça marche, sinon je ne pourrais pas continuer les compétitions.
À terme, quelle est votre ambition ?
Je m’entraîne vraiment beaucoup, je mets toutes les chances de mon côté pour essayer de percer un maximum. Mon rêve serait d’atteindre le plus haut niveau mondial et d’en profiter pour voyager et découvrir de nouvelles destinations.

Propos recueillis par Olivier Navarranne

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