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À 23 ans, Angelina Lanza fait partie des athlètes handisports sur lesquels il faudra compter dans les mois et années à venir. Son parcours force le respect. Portrait.

Née le 6 juin 1993 au Togo, Angelina Lanza a été adoptée. C’est à l’âge de deux ans qu’elle arrive sur le territoire français. Elle ne conserve pas de souvenirs de son enfance à Lomé, durant laquelle la polio l’a touchée. Depuis, la jeune athlète doit composer avec des séquelles musculaires au bras gauche. Rapidement, son père l’encourage à faire du sport. « J’étais turbulente, j’avais besoin de me canaliser », se remémore-t-elle. À l’âge de 8 ans, elle essaie le football, sport qu’elle arrête au bout d’une seule année. « Ça ne me plaisait pas, je n’avais pas l’esprit d’équipe », avoue la jeune femme. « Le sport individuel convenait beaucoup mieux à ma personnalité. » Angelina se tourne alors vers l’athlétisme. Après avoir d’abord testé le saut en hauteur et le lancer du disque, elle découvre le sprint et le saut en longueur. « Quand il a fallu se spécialiser, ce sont les deux disciplines pour lesquelles j’ai opté », retrace-t-elle. L’année 2010 marque sa rencontre avec Jean-Baptiste Souche, le directeur sportif adjoint de la Fédération Française Handisport, à l’occasion des championnats régionaux à Valence. « C’est une rencontre étonnante », se souvient Angelina. « J’ai le souvenir d’une personne baraquée arrivant vers mon père et moi. Il a commencé à nous parler de handisport. Je ne savais alors pas vraiment ce que c’était. » Considérant que son handicap n’est pas formellement « prononcé », Angelina se montre sceptique dans un premier temps. Jean-Baptiste Souche lui laisse tout de même sa carte. Après réflexion et concertation avec son père, la sprinteuse-sauteuse décide de le contacter. « Je n’avais rien à perdre », souligne-t-elle. « Il m’a alors parlé du programme de la saison à venir et nous sommes partis ensemble participer aux championnats de France à Eaubonne (Val-d’Oise). » Lors de cet événement, un médecin et un classificateur lui font passer des tests, afin de déterminer sa catégorie de handicap. Angelina se retrouve ainsi en T47 (perte ou usage limité de membre (s) supérieur (s)), la catégorie la plus faible du handicap. L’année 2011 est faste : l’athlète d’origine africaine décroche la médaille d’or sur 60 mètres, lors des championnats de France Espoirs. Elle est également sacrée vice-championne de France, sur la même distance, lors des championnats de France Elite, et s’empare du bronze sur le 100 mètres et le 200 mètres à l’occasion de cette même compétition.

 

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