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Frédéric Garny : « Une très grande fierté »

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Ils sont désormais dans l’histoire du club. En remportant la Coupe Gambardella Crédit Agricole face à l’Olympique de Marseille, les jeunes U19 du MHSC ont signé la plus belle performance du club pailladin cette saison. Une véritable consécration pour Frédéric Garny et ses joueurs, après les victoires montpelliéraines en 1996 et 2009. Entretien avec le technicien héraultais, dont l’émotion en dit long sur la saveur de ce trophée…

 

Frédéric Garny, après ces derniers jours de liesse, que retenez-vous de cette formidable aventure ?

C’est l’accomplissement d’un travail mené depuis maintenant cinq ans. Même si je suis le porte drapeau de cette génération, il faut penser à tous les éducateurs, les préparateurs physiques ou encore les recruteurs qui ont permis d’en arriver là. C’est une très grande fierté d’avoir accompli cela tous ensemble.

D’autant que la saison du MHSC a été très compliquée…

C’est vrai que ce titre allège un petit peu cette saison, qui a été difficile pour tout le monde. La CFA n’a pas réussi à se maintenir, l’équipe première s’est sauvée par le biais des résultats favorables, donc c’est vrai que cette année a été très lourde en tension. Cette finale au Stade de France a fait du bien à beaucoup de monde au club, et même à nous. Quand l’équipe première ne va pas très bien, on souffre forcément.

Le scénario, avec la loterie des tirs au but, a également rajouté une véritable dramaturgie à cette finale…

Oui, c’est clair. Pendant les tirs au but, les coachs ne servent plus à grand chose. On est là, on subit l’événement. Les garçons ont fait preuve d’un sang froid extraordinaire, ils ont résisté à la pression de manière formidable.

On dit souvent que les titres en Gambardella sont de très bonne augure pour l’avenir d’un club. Le MHSC l’a d’ailleurs vécu avec le titre de Ligue 1 en 2012, trois ans après le sacre en Gambardella. Qu’en pensez-vous ?

Que ce soit Montpellier ou un autre club, il y a toujours quelque chose derrière une victoire en Gambardella. Maintenant, le plus dur commence pour les jeunes. Il faut veiller à ce qu’ils redescendent sur terre, et faire en sorte de les accompagner vers le haut-niveau. On sait qu’il y a de la qualité, mais c’est désormais à eux d’écrire leur histoire.

Vous disiez précédemment que le plus dur allait commencer pour tous ces jeunes. C’est justement à vous, éducateurs, de les accompagner après une telle expérience…

Bien-sûr. Nous avons beaucoup d’entraîneurs qui sont passés par là, qui ont été professionnels. Nous connaissons les pièges dans lesquels peuvent tomber de jeunes joueurs. C’est à nous de leur expliquer que le plus dur va commencer, mais c’est notre quotidien. Quand on est jeune, on a cette légèreté de penser que l’on peut tout gagner, mais mes joueurs sont à l’écoute. Je ne suis pas inquiet.

À titre personnel, et surtout pour un jeune entraîneur comme vous, on imagine que ce doit être également une grande fierté…

C’est l’accomplissement de beaucoup de travail et d’une grande passion. Mais ce qui me rend le plus fier, c’est que mes joueurs aient toujours été à l’écoute de mon discours. Ils croient en moi, et moi, je crois en eux. C’est grâce à cette confiance réciproque que nous y sommes arrivés.

Cette fibre formatrice a-t-elle toujours été en vous ?

C’est mon élément, j’ai toujours baigné dedans depuis que j’ai mis le pied à l’étrier avec Ghislain Printant et la génération 1990. J’étais à l’époque son adjoint en CFA, et j’ai rapidement compris que c’était ce que je voulais faire. Dans mon parcours de joueur, j’ai deux entraîneurs qui m’ont donné envie d’être formateur. Ce sont Jean-Marc Furlan et Angel Marcos, ce sont eux qui m’ont amené vers cette trajectoire.

Louis Nicollin était particulièrement heureux et ému après ce titre. Cette émotion vous a-t-elle touché ?

Oui, évidemment. Nous avons un grand président, qui a des qualités humaines formidables. De pouvoir dire que je l’ai emmené en finale au Stade de France, c’est une immense fierté. Je sais que ça lui tenait à cœur, il a dû vivre de très belles émotions. J’en suis très fier.

Propos recueillis par Bérenger Tournier

 

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