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Cédric Varrault : « Nous sommes dans les clous »

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À 37 ans, Cédric Varrault est l’un des cadres du Dijon FCO. Pleinement investi dans sa mission de maintenir le club en Ligue 1, l’ancien défenseur de l’ASSE ou encore de l’OGC Nice a accepté de se livrer pour SPORTMAG. Entretien…

 

Cédric Varrault, comment voyez-vous les prochaines semaines ?

On arrive dans la dernière ligne droite, dans le sprint final. Depuis le début de la saison, on s’était clairement fixé l’objectif du maintien. Nous sommes donc dans les clous même si c’est vrai que l’on est un petit peu dans le dur depuis quelques semaines. Mais on est toujours à la lutte, on ne voulait surtout pas être décrochés. Il va y avoir de gros matchs qui arrivent face à des concurrents directs, on sait que le maintien passera par des victoires. Ce qui est certain, c’est que tout le groupe est déterminé et que l’on se battra jusqu’au bout.

D’autant que depuis cette année, la 18ème place n’est plus synonyme de relégation mais de barrage…

Oui, c’est sûr. L’année dernière, on a fait tout ce qu’il fallait pour accrocher cette place en Ligue 1. On est des compétiteurs, on va tout donner pour se maintenir, même si le championnat n’est pas facile et que l’on a pas mal de choses contre nous en ce moment. Mais on va faire le dos rond, chaque équipe a une phase un peu plus compliquée. On est en plein dedans mais on va faire en sorte de retrouver de la confiance pour aborder sereinement le sprint final. Le groupe a montré qu’il avait des qualités et que l’on pouvait s’en sortir.

Vous connaissez la Ligue 1 depuis plusieurs années. Avez-vous remarqué une évolution ?

Maintenant, je pense que l’on voit encore plus la différence entre les équipes de haut et de bas de tableau, un petit peu comme dans le championnat espagnol. Aujourd’hui, il y a quatre ou cinq formations qui se détachent et qui ne jouent pas dans la même catégorie que les autres. J’ai également la sensation que nos équipes de haut de tableau ont progressé, on le voit sur la scène européenne. Quand on regarde le Clasico, on voit qu’il y a un vrai fossé, alors que l’OM fait partie des grosses écuries du championnat. On sait très bien qu’à Dijon, on ne joue pas dans la même catégorie, même si on essaye à chaque fois de faire des exploits face à ces formations.

Vous avez 37 ans, quelle est votre recette pour continuer à perdurer au haut-niveau ?

Quand on arrive à cet âge-là et que l’on veut continuer, c’est le plaisir qui te permet d’y arriver. Après, c’est clair que le physique est également très important. C’est ce qui permet d’enchaîner et de rester au niveau. À titre personnel, je participe à une aventure et je m’inscris dans un projet à Dijon depuis déjà pas mal d’années. Quand le plaisir et la motivation sont là, on peut continuer.

Vitorino Hilton, capitaine du MHSC, parlait également de l’importance de l’alimentation ou encore du temps de récupération pour expliquer sa longévité…

Oui, il a raison, c’est très important. Je pense qu’un joueur professionnel se connaît, qu’il sait ce qu’il faut faire pour entretenir son physique du mieux possible. Et puis il ne faut pas négliger l’aspect mental. C’est capital d’être bien dans sa tête, il faut profiter de chaque match, de chaque moment sur un terrain. Surtout qu’à un certain âge, le temps de récupération après une blessure s’allonge. Il ne faut pas se priver mais il faut être vigilant.

À 37 ans, vous avez un rôle déterminant dans le groupe, et notamment auprès des plus jeunes…

Encore une fois, si on a cette envie permanente de jouer au football, c’est aussi parce que l’on aime partager et transmettre. Avec Flo Balmont, on a le même âge et c’est très important pour nous de montrer l’exemple. On n’est pas des vieux cons (sic), j’entends souvent parler d’écart de génération mais franchement, on a une super relation avec les jeunes. À partir du moment où il y a du respect des deux côtés, l’ambiance ne être que bonne. Au quotidien, on s’éclate dans le groupe.

Vous pourriez donc être l’entraîneur du DFCO en Ligue 1 dans dix ans ?

Je ne sais pas (rires). Le maintien cette année, ce sera déjà très bien ! Après, pourquoi pas rester dans le milieu, on verra.

Justement, êtes-vous un grand passionné de football ?

J’aime le football, je regarde des matchs mais je ne suis pas un très grand passionné. Je regarde souvent les matchs de Saint-Etienne, de Nice ou encore la Coupe d’Europe. Mais je ne vais pas voir tous les matchs qui passent à la télévision. Je ne suis pas un je-m’en-foutiste (sic) du football, j’aime ce sport mais sans que ce soit une obsession.

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

Que l’on se maintienne. À Dijon, on essaye de faire quelque chose dans ce championnat, de jouer. Malheureusement, on a pas mal de faits de jeu défavorables ces dernières semaines. Mais on va se battre, nous n’avons jamais été ridicules. C’est la deuxième saison du club en Ligue 1, ce serait historique si on pouvait se maintenir. On va tout faire pour y arriver…

Propos recueillis par Bérenger Tournier

 

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