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Anthony Barbotti : « On ne fera pas de miracles »

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Très impliqué dans le développement du Beach Soccer depuis des années, Anthony Barbotti s’est confié pour SPORTMAG. Entretien avec l’international tricolore…

 

Anthony Barbotti, que retenez-vous des dernières performances de la sélection nationale ?

On termine en neuvième position des Championnats d’Europe, à une victoire de la Superfinale à Terracina (Italie). Nous avons des regrets car nous avions les moyens de gagner l’une des deux rencontres face à l’Italie et la Suisse. Nous venons de disputer également un match amical en Suisse, qui a permis de voir certains joueurs ayant fait un bon National 2017.

Il y a quelques semaines se déroulait justement le National Beach Soccer. Quel bilan pouvez-vous tirer de cette édition 2017 ?

Il s’est bien passé. Il y a eu une petite nouveauté cette année avec l’apparition des interligues féminins. Comme nous étions sur une étape du FFF Beach Soccer Tour, il y avait du monde, les élus étaient également présents. Aujourd’hui, je pense que nous sommes prêts pour démarrer un championnat à deux divisions, en découpant la France en deux ou quatre zones, tout en maintenant la Superfinale de la tournée FFF. Le nombre d’équipes ayant massivement augmenté et les clubs se structurant, ce serait intéressant pour professionnaliser notre sport.

Le développement de la discipline est un axe majeur depuis des années. Sentez-vous une évolution ?

De plus en plus de monde s’intéresse au Beach Soccer, des clubs voient le jour, des joueurs français partent à l’étranger, l’équipe nationale trouve une stabilité dans ses performances. Tout est loin d’être parfait mais nous continuons à doucement avancer. Après, tant que les joueurs ne seront pas défrayés, on ne fera pas de miracles. Nous participons à des compétitions officielles avec un groupe constamment différent car des joueurs sont bloqués par leur travail. Je prends mon propre exemple, j’ai dû démissionner de mon poste et je fais d’autres sacrifices pour pouvoir me libérer sur chaque stage. Aujourd’hui, j’arrive à un stade où je me mets en difficulté financièrement, je ne pourrai pas continuer longtemps dans cette situation. Médiatiquement, nous avons été plus suivis, des mini reportages ont été réalisés. C’est positif dans la promotion du sport.

Quelles sont les perspectives de développement pour les prochaines semaines ?

Le sélectionneur a fait le choix de participer à des tournois durant l’automne pour préparer au mieux les prochaines qualifications à la Coupe du Monde. Nous partirons au Mexique à la mi-octobre pour affronter les USA, la Colombie et le Mexique. C’est une première pour nous. Quant à la sélection U21, elle semble être pleinement intégrée dans les compétitions. Nous travaillons actuellement sur le développement des féminines afin qu’une équipe nationale puisse voir le jour. Enfin, au niveau national, des terrains et des équipes continuent à se créer. Nous allons continuer à travailler afin de proposer des événements sur la période creuse, en automne et en hiver.

Propos recueillis par Bérenger Tournier

 

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