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Andy Delort : « Coach Dupraz, une personne extraordinaire »

© Icon Sport

Quatre matchs, trois buts dont un magnifique retourné acrobatique il y a quelques jours. Depuis son retour en France et après son aventure mexicaine aux Tigres aux côtés d’André-Pierre Gignac, Andy Delort s’épanouit pleinement au Toulouse FC. Déjà décisif, le joueur formé au FC Sète 34 a accepté de répondre à nos questions. Entretien…

Andy, vous sortez d’un match nul (0-0) au Parc des Princes. Que retenez-vous de ce choc face au PSG ?

On avait vu le résultat contre Barcelone, on ne savait pas trop comment le PSG allait aborder ce rendez-vous contre nous. On est allé au Parc pour ramener des points même si on savait que ça allait être très compliqué. Le coach a su mettre en place une très bonne tactique, au final, on sort avec un 0-0 plutôt satisfaisant. C’est vrai qu’on a beaucoup défendu en seconde période mais en première mi-temps, si on marque, ce n’est pas un hold-up.

 

Le déplacement au Parc des Princes est-il toujours particulier ?

Oui, forcément. En Ligue 1, il y a quatre ou cinq matchs qui sont comme cela. Surtout quand on voit que quelques jours avant, le PSG en met quatre au Barça. Je pense que la plupart des gens pensaient que le PSG allait nous en coller six ou sept, donc repartir avec le nul, c’est évidemment positif.

 

Au coup de sifflet final, vous avez déclaré être un grand fan de Marco Verratti…

Oui, j’adore ce joueur, il est exceptionnel. À la pause, Canal + m’a demandé si l’entrée de Verratti allait changer le match. J’ai répondu que je ne savais pas et qu’on en rediscuterait à la fin. Je n’ai pas recroisé le journaliste mais c’est évident que son entrée a totalement modifié la rencontre. Après la pause, on avait la sensation que deux joueurs étaient rentrés, que le PSG jouait à cinq au milieu de terrain. Il arrivait à chaque fois à trouver les espaces entre les lignes, à redoubler, etc… C’est un très grand joueur.

 

L’un des meilleurs en Ligue 1 ?

Évidemment, mais je pense même que c’est le meilleur. L’année dernière, il y avait Zlatan qui était impressionnant au niveau des statistiques. Mais cette saison, c’est difficile de trouver un joueur aussi fort. Il a une technique et une vision du jeu incroyables. Le ballon, tu peux lui mettre dans la gorge, il trouvera la solution pour l’exploiter et le bonifier.

 

Avant ce match du PSG, vous restiez sur trois buts en quatre matchs. On imagine que vous devez être très satisfait…

Je ne pouvais pas rêver mieux. Quand tu sais que tu es attendu et que tu marques dès ton premier match, ça fait beaucoup de bien, surtout pour un attaquant. Avant le PSG, je restais sur trois buts en trois matchs, c’est parfait pour la confiance. Même pour mes coéquipiers, c’est important de voir qu’ils peuvent compter sur moi.

 

D’autant que vous arrivez dans un club très familial et proche de Sète, votre ville de cœur…

Déjà, le fait d’être près de chez moi, c’est vrai que c’est important. Et puis le club est très sain, j’ai pu m’en rendre compte dès que je suis arrivé. Le groupe est super, il peut en plus s’appuyer sur un très bon entraîneur qui au-delà d’être un bon coach, est une personne extraordinaire. Que ce soit le staff, les joueurs ou les dirigeants, tout le monde est très gentil. Mais c’est le sud, je ne suis pas étonné.

 

Et puis il y a plus de soleil à Toulouse qu’à Caen, votre ancien club en Ligue 1…

Oui, c’est clair. Mais il n’y en a pas autant qu’au Mexique par contre !

 

Quoi qu’il en soit, on vous sent très heureux et totalement intégré à cette équipe du TFC…

C’est clair. Le groupe est jeune et tout le monde a été gentil, ça a été très facile de m’intégrer. Et puis le fait que je marque d’entrée, je pense que ça a facilité les choses. C’est un tout qui fait que cela a collé de suite. Je ne suis pas quelqu’un de chiant (sic), la plupart des gens m’aiment bien dans les vestiaires. Je discute et je me chamaille avec tout le monde, j’ai toujours été apprécié par mes coéquipiers. Je suis quelqu’un de simple, qui rigole tous les jours et qui se bat sur le terrain.

 

Avec de tels débuts, vous êtes-vous fixé un objectif de buts marqués ?

Non, c’est d’ailleurs la première fois que je ne m’en fixe pas. Pour le moment, c’est plutôt bon. Je vais essayer d’en mettre plus de trois en tout cas.

 

Pour terminer, rassurez nos lecteurs et vos fans, vous êtes toujours le détenteur des plus gros mollets du vestiaire ?

Comment ça du vestiaire ? De Ligue 1 plutôt !

 

Propos recueillis par Bérenger Tournier.

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