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MHSC : Stambouli espère que Giroud et Belhanda resteront

MHSC : Stambouli espère que Giroud et Belhanda resteront
Date : vendredi 08 juin 2012
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Acteur à part entière de la saison éblouissante de Montpellier, le jeune champion de France Benjamin Stambouli a retrouvé l’équipe de France Espoirs depuis plus d’une semaine. Les Bleuets affrontent en effet le Kazakhstan, ce vendredi à Astana, dans le cadre des éliminatoires de l’Euro 2013. L’occasion pour Benjamin de parler de son rôle dans cette équipe, de revenir sur sa saison, et d’évoquer son avenir, ainsi que celui de ses partenaires en club : Giroud, Belhanda et Yanga-Mbiwa.

Ce n’était pas trop compliqué de te reconcentrer sur autre chose après le titre de champion décroché avec Montpellier ?

Ça aurait pu l’être, on en parlait avec Rémi (Cabella). Mais c’est l’exigence du haut niveau. Si on veut être ambitieux et aller haut, il faut mettre de côté ce titre avec Montpellier pour directement se reconcentrer sur autre chose, et se remettre dans le bain. Avec les Espoirs, je suis concerné à 100 %, même si c’est vrai qu’à Montpellier, il y a avait des petits airs de vacances (rires)… Mais il faut garder le mental pour ne pas oublier de bosser. Et le football reste avant tout une passion.

Comment te sens-tu dans cette équipe, où tu es devenu l’un des cadres…

Je me sens bien sur le terrain quand on fait appel à moi. J’ai mes repères (il totalise 12 sélections). On a tous la même philosophie de jeu, on met en place ce que demande le coach. La sélection est positive à tous les points pour moi. Il y règne une ambiance saine en dehors du terrain. Il y a une bonne mentalité, un bon état d’esprit, tout le monde tire dans le même sens.

« Je commence à réaliser »

As-tu le sentiment d’arriver plus « fort » en sélection après ton sacre en club ?

Oui, peut-être un peu. C’est vrai qu’on a connu de très belles choses cette saison. Sans parler de la victoire finale, on a vécu des moments clés dans une carrière. On nous a attendu, on a su répondre à ces choses-là. On est fier de ce qu’on a fait. C’est épreuves-là nous ont renforcé dans tous les domaines : la manière de gérer les matches, de se préparer, de gérer le mental,… Et forcément, on arrive en sélection avec un peu plus de « poids », en quelque sorte.

As-tu pris la mesure de ce que vous aviez réalisé ?

Je commence à réaliser par rapport aux gens, quand on se balade dans Montpellier. Même en Espoirs, les joueurs nous disent « C’est un truc de fou ce que vous avez fait ! ». C’est vrai que sinon, on a du mal à réaliser. On était vraiment dans notre bulle. Il fallait gagner nos matches, on avait nos objectifs, on se disait : « on va embêter tout le monde jusqu’au bout », « on va y arriver », mais sans réellement penser à la consécration qui nous attendait. C’est quand on est arrivé Place de la Comédie, ou même à l’aéroport au retour d’Auxerre, que l’on a vu le monde qu’il y avait, … On s’est dit « Mais c’est pas possible ! ». On a réalisé que ce qu’on avait fait était historique. Mais je n’envisageais pas ce qui allait nous arriver.

Y a-t-il une image que tu retiens plus particulièrement ?

La victoire contre Lille, quand Karim (Aït-Fana) marque, que l’on fait un tour d’honneur devant notre le public,… C’est beau de pouvoir se procurer ces sensations-là. On a vraiment communié avec le public. À Auxerre aussi, mais c’était différent. Ce but à la 92e contre Lille nous a totalement délivré. Il y avait ce suspense, le public qui poussait, cet exploit à la dernière seconde, le stade qui s’embrase, c’était fabuleux.

« C’est leur vie, leur carrière »

La presse parle beaucoup des départs de Younès Belhanda, Olivier Giroud, et Mapou Yanga-Mbiwa durant le prochain mercato. Penses-tu qu’ils resteront à vos côtés ?

Ce serait bien qu’on arrive à garder plus ou moins tout le groupe. Mais après, je ne veux pas trop donner mon avis, car c’est très personnel, voire intime. Ça leur appartient, c’est leur vie, leur carrière. Personne ne peut savoir s’ils auront d’autres opportunités. Personne ne peut savoir si le choix qu’ils feront sera le bon. Certes, j’aimerais bien jouer avec eux encore une saison de plus, ce sont de supers joueurs, et surtout des supers mecs. Mais leur décision leur appartient, et on verra ce qu’ils feront.

Une chose est sûre, tu aimerais qu’ils continuent à Montpellier…

Sur un terrain, tu sais que tu peux donner la balle à Olivier et Younes les yeux fermés. Ils se débrouilleront toujours pour aller marquer un but. Forcément, on les veut dans son équipe. Mais après, quand on a de bonnes opportunités qui nous tendent les bras… Je ne suis pas là pour prendre la décision à leur place.

Sais-tu quel sera ton statut dans cette équipe la saison prochaine ?

Je ne sais pas encore. Mais mon objectif sera d’être titulaire à part entière. Par rapport à ma progression et mes objectifs, j’ai envie d’être titulaire. J’ai une préférence pour être dans le milieu de terrain, mais quand il faut jouer derrière, je peux redescendre. Je m’adapte. Je vais tout faire pour être dans les plans, je vais travailler, et puis il n’y a pas de raison. Quand on veut, on peut.

« Ma progression passe par Montpellier »

Le titre décroché en championnat a prouvé que l’équipe en place était très performante. Tu ne crains pas cette concurrence ?

On a un très bon groupe, il faudra aller chercher sa place, c’est certain. Mais c’est bien d’avoir de la concurrence. Surtout lorsqu’elle est positive, comme à Montpellier. On s’entend tous très bien. Cette concurrence nous tire tous vers le haut. Tant qu’elle n’est pas malsaine, c’est l’essentiel.

Donc, pas de quoi t’inciter à chercher du temps de jeu ailleurs…

Non, je serai Montpelliérain la saison prochaine. Les sollicitations, ce n’est pas quelque chose qui m’intéresse. Je suis bien dans mon club. Je suis à Montpellier pour l’instant et je veux y rester. Le challenge ici est intéressant. Si ça peut me permettre de découvrir la Ligue des Champions, d’évoluer dans un club à dimension européenne, ce ne peut qu’être qu’intéressant, me faire grandir. Ma progression, elle est à Montpellier, et j’ai envie de grandir avec ce club. Pour moi, la question ne se pose pas.

 

Propos recueillis par Victor Guilloteau

 
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DATE:lundi 11 juin 2012
  AJOUTÉ PAR:laurent

MERCI LES MECS POUR TOUT CE QUE VOUS NOUS AVEZ FAIT VIVRE,CETTE SAISON A ETE FABULEUSE.A BIENTOT COTE GEVAUDAN !


 
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