Nos vidéos par thème :

Top 14 - Finale : DUSAUTOIR «  On a envie d’être champion »

Top 14 - Finale : DUSAUTOIR «  On a envie d’être champion »
Date : jeudi 07 juin 2012
COMMENTAIRES

A l’aube du dénouement d’une saison marathon entamée en juillet 2011, le capitaine des Bleus et de Toulouse revient pour SPORTMAG sur ses joies, ses peines et ses ambitions. Avec la tranquillité du trentenaire habitué aux grands rendez-vous et l’enthousiasme du compétiteur d’autant plus déterminé à en profiter qu’il a conscience d’être un privilégié. Samedi, le Stade Toulousain affrontera le RC Toulon en finale du Top 14.

Les propos de Thierry Dusautoir sont tirés d'une interview accordée à notre magazine SPORTMAG. Vous pouvez retrouver cet entretien dans les colonnes de SPORTMAG n°45, actuellement en kiosque (le plus près de chez vous) ou dès maintenant en version numérique en cliquant ici.

SPORTMAG : Du Mondial en Nouvelle-Zélande aux phases finales du Top 14, en passant par la H Cup et le Tournoi des 6 Nations, vous êtes quasi-constamment à bloc depuis près d’un an. Pas de signes d’usure physique et mentale pour autant, chez vous, apparemment…
Thierry Dusautoir : Je me sens très bien sur les deux plans. Pour un sportif de haut niveau, c’est très intéressant et hyper-stimulant d’enchaîner toutes ces échéances. Même s’il est difficile d’être à 100 % tout le temps, je ne me plains de rien. Et je regarde devant avec toujours la même motivation. Il reste deux matches à gagner pour aller chercher un autre titre et je veux donner le maximum pour y arriver.

Un mot tout de même de ce « drôle » de Mondial… Qu’en retenez-vous avec le recul ?
Cela restera un bon souvenir. Parce que le parcours a été compliqué. Pendant la compétition et même durant l’année et demie qui l’a précédée. On avait une énorme pression sur les épaules : c’était dur à gérer. Mais le groupe a bien réagi et prouvé qu’il avait le niveau. On passe à deux points (défaite 9-8 en finale face aux All Blacks) du titre. Ce qui est très juste et beaucoup à la fois…

Un ou deux moments forts à ressortir du lot ?
La victoire sur les Anglais en quart de finale. Atteindre les demies était le minimum syndical. On ne pouvait plus nous reprocher grand-chose ensuite quoi qu’il arrive… Cela a vraiment été un moment fantastique. Surtout après la semaine très pénible (et le revers face aux Tonga) que l’on venait de vivre. La finale reste aussi une grande fierté. Sur le coup, c’est très dur à avaler. Mais jamais une équipe de France n’a été aussi proche de la consécration, et ce n’est pas rien.

« Le goût de la compétition me fait avancer »

Venons-en à la saison régulière du Stade Toulousain en Top 14. Parfaite (1ère place) sur le plan comptable et en même temps moins convaincante sur la fin (3 défaites en 5 matches) que sur les sept premiers mois…
Une saison régulière n’est jamais linéaire : il y a des pics de forme et des moments plus creux. L’essentiel, c’est d’être dans le bon wagon à l’arrivée... Durant le Mondial, le groupe a fait un parcours exceptionnel. Au retour, il a fallu un temps de réadaptation générale car on ne s’était pas vu depuis longtemps. C’est bien reparti jusqu’au Tournoi, et puis l’équipe s’est à nouveau éparpillée entre les sélectionnés et des blessés. D’où cette période délicate sur mars-avril avec un niveau de jeu en baisse et quelques défaites. Mais on a bien fini en battant Montpellier (20-13, le 12 mai) pour valider notre retour en forme et notre qualification directe en demies.

Que vous inspirent le tableau final et les affiches des barrages en particulier ?
Le format du Top 14 donne forcément une prime aux équipes les plus constantes au long de la phase régulière. En phase finale, on passe à un tout autre contexte où tout est possible pour les six qualifiés. Toulouse et Clermont devant, c’était attendu et c’est logique au vu de leurs performances respectives. Derrière, cela a été un peu plus serré jusqu’au bout. Mais sans véritable surprise à l’arrivée. Les plus constants sont passés.

Sa peu glorieuse élimination en quart de finale de la Coupe d’Europe (le 7 avril face aux Ecossais d’Edimbourg) met-elle une pression supplémentaire sur Toulouse en Top 14 ?
La pression, c’est celle qu’on veut bien se mettre. Ici, il y a une histoire et une exigence qui te conduisent naturellement à viser chaque année des titres. Là, on est sur un bilan provisoire qui ferait rêver 90 % des clubs français et mêmes européens… Mais on a envie d’être champion, c’est clair, et le relatif échec européen n’y change rien ! A Edimbourg, on a fait un non-match. Le plus décevant, c’est de sortir sans avoir joué son rugby. On a eu la sensation d’un gâchis... Mais on est aussi tombé sur une belle équipe : il faut savoir le reconnaître.

Terminons sur ce qui vous fait encore avancer après plus de dix ans de rugby pro. Et sur votre plan de carrière jusqu’en 2015. Il y aura un Mondial et vous serez en fin de bail au Stade Toulousain…
J’ai clairement envie de jouer la prochaine Coupe du monde. Et si possible de la gagner, cette fois ! Mais il ne suffit pas de vouloir. Il y a beaucoup de monde à mon poste et il faudra rester performant. Je suis certain que le club va m’y aider et je ferai tout pour que ce soit un échange gagnant-gagnant. Après ? J’aurai 34 ans et il sera temps d’aviser. Sinon, c’est d’abord et avant tout le goût de la compétition qui me fait avancer. Et puis j’ai conscience d’être un privilégié : c’est une chance de gagner sa vie en jouant au rugby et a fortiori dans un club comme le Stade Toulousain. Je me dis qu’il ne faut pas la laisser passer, voilà…

Propos recueillis par Jérôme Leclerc

 
COMMENTAIRES

DATE:jeudi 07 juin 2012
  AJOUTÉ PAR:flechner

Il faut finir en beauté. Encore un souffle et hop. ALLEZ TOULOUSE



 
NOUVEAU COMMENTAIRE:
Nom:
E-Mail

VOTRE COMMENTAIRE:
Idées cadeaux