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Coupe de France : Nanterre 92 s’impose en patron !

Après avoir dominé le match de bout en bout, les Nanterriens se sont logiquement imposés face au Mans en finale de la Coupe de France ce samedi (96-79). Trop fébriles, les Sarthois n’ont rien pu faire pour conserver leur titre.

Nanterre a encore fait parler ses shooters hors-pairs devant une salle comble. Impressionnants sur le secteur offensif, les hommes de Pascal Donnadieu ont étouffé d’emblée le MSB, livrant un match spectaculaire. Tout semble sourire au club francilien qui brille cette saison. Quatrièmes de Pro A, les Nanterriens peuvent doubler la mise mardi prochain à domicile, à l’occasion de la finale retour de Coupe d’Europe FIBA face à Chalon-sur-Saône.

Une saison noire pour le MSB

Onzièmes du championnat, les Sarthois connaissent quant à eux une saison difficile, marquée par le limogeage en février dernier d’Erman Kunter. Les Sarthois pourraient également ne pas jouer les play-offs, une première depuis 1997. Trop imprécis en attaque et fébriles en défense, le MSB réalise une très mauvaise entame de match et se fait rapidement menés 14-4. Les hommes d’Alexandre Ménard sont dépassés par le rythme fou de Chris Warren et Hugo Invernizzi (8 points chacun dans le premier quart-temps).

Le capitaine des Verts, le meneur allemand Heiko Schaffartzik, livre une première période très solide sur le secteur extérieur, avec un 4/5 sur les tirs à trois points (12 points, 2 rebonds, 3 passes). Du côté des Sarthois, c’est l’Américain Giordan Watson qui se démarque avec 100% de réussite aux lancers (12 points, 3 rebonds, 1 passe). Les Sarthois accusent un retard de 7 points à la mi-temps (40-47).

Schaffartzik, homme du match

Au retour des vestiaires, l’ancien capitaine de la Mannschaft poursuit son festival. Bercy est une salle qui réussit au meneur, meilleur tireur à trois-points du All-Star Game en 2015 et 2016. Alors que le capitaine sarthois Pape-Philippe Amagou et l’ailier-intérieur Mickaël Gelabale font de la résistance dans le troisième quart-temps (45-38), c’est une fois de plus le meneur des Verts qui fait la différence avec 8 tirs à trois points.

Et même si le dernier quart-temps débute avec une intensité folle, les Nanterriens dominent largement le quadruple champion de France, avec encore et toujours leur capitaine Heiko Schaffartzik (24 points, 3 rebonds, 3 passes) et l’excellent Chris Warren (26 points, 6 rebonds, 6 passes). L’ailier Jean-Frédéric Morency achève le show avec un dernier shoot. Après leur victoire en 2014, les Verts remportent à nouveau la Coupe de France devant leur public.

 

Réactions :

Heiko Schaffartzik (N°8 Meneur Nanterre 92) :
Je suis très heureux d’avoir joué un match comme celui-ci. Il n’y a rien de comparable en Allemagne. L’atmosphère est très spéciale, je suis très reconnaissant de pouvoir jouer ce genre de matches. L’équipe qu’on a cette année rend possible ces moments. Beaucoup d’équipes ont des talents sans avoir d’unité, et moi je suis très fier de faire partie de cette équipe. On avait aussi un plan avant de jouer ce match. Sans idée, rien n’est possible. On a travaillé toute la saison pour le match de mardi et on ne va pas arrêter parce qu’on a gagné aujourd’hui.

Pascal Donnadieu (Entraîneur de Nanterre 92) :
Le plan c’est de ne pas sortir de ce qu’on sait faire. Parfois, on nous caricature sur les tirs à trois points mais toute l’année on travaille aussi la défense, le timing, les décalages pour que des joueurs comme Hugo Invernizzi ou Heiko se retrouvent dans cette position. Dans les moments importants, les garçons ont fait des efforts tous ensemble défensivement. Ce soir, Talib Zanna a fait un très bon match. Il a eu un rôle capital. Hugo a réussi, et a montré lui aussi qu’il était capable de défendre comme un joueur très athlétique. Ce soir tout le monde devait se mettre au diapason et je suis très fier. On vit une année fabuleuse et ma grosse crainte était de ne pas soulever un trophée sur les deux ; ce soir on a fait la moitié du chemin. On a une équipe ambitieuse. On va fêter ça, tout en étant raisonnables pour le match de mardi et tenter de soulever un deuxième trophée, même si c’est loin d’être fait. On va se préparer du mieux possible. Un relâchement à 40 minutes d’une coupe d’Europe, ce n’est pas envisageable.

Pape-Philippe Amagou (N°17 Arrière-meneur Le Mans) :

C’est ce qu’on craignait, c’est une équipe avec de très forts shooters. C’était le pire scénario, et c’est aussi un peu de notre faute si tous les joueurs ont été en confiance. Ça nous coûte le match. On est menacés, on joue le maintien. On va se concentrer sur nos matches, ce n’est pas terminé et maintenant notre objectif c’est de finir la saison à l’abri. Aujourd’hui, c’est la déception qui prime mais dès demain, on va se remettre au travail. On est là pour faire le boulot. Bien sûr que ça s’est joué aussi dans la tête. On l’a payé dans la tête où ça a un peu lâché. La défaite est logique, ils ont un fait un très bon match, on ne peut que les féliciter.

Alexandre Ménard (Entraîneur du Mans) :
La déception n’est pas vraiment collective, et même s’ils ont eu beaucoup de réussite, la déception était plus dans les uns contre uns. On savait qu’ils mettraient des gros tirs. Ils ont tous été chauds et quand on a les mis a confiance, ils étaient en réussite ; c’était comme des lancers francs pour eux alors que nous, on courrait derrière le ballon. On se lève tous les matins pour trouver des solutions, le problème est à tous les niveaux : physique, mental, et il faut se remobiliser très vite. Et même s’il faut reconnaître la supériorité de Nanterre ce soir, il faut aussi admettre qu’on doit être meilleurs dans les uns contre uns. La qualité de l’adversaire nous a usés et nous, c’est le manque de discipline qui nous fait défaut. J’en veux pas à mon équipe, on a essayé de rivaliser mais ils étaient encore sur leur rythme du match de coupe d’Europe. C’est peut-être leur année aussi.

Par Alicia Dauby

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