auto-sylvain-michel2
Submit to FacebookSubmit to Google BookmarksSubmit to TwitterSubmit to LinkedIn

L’année passée, Sylvain Michel est devenu le plus jeune champion de France des rallyes asphalte. À 25 ans, ce grand espoir du sport automobile français espère franchir un palier supplémentaire en 2017.

À quel moment avez-vous commencé à vous intéresser au sport automobile ?

Depuis l’enfance, j’ai toujours aimé les voitures. À partir de 2000, avec l’épopée de Sébastien Loeb, je suis devenu « mordu » de sport automobile. Mon père m’avait emmené au rallye du Mont-Blanc en 2001 ; j’ai conservé de beaux souvenirs de sa victoire. À l’époque, l’envie de devenir pilote professionnel m’a traversé l’esprit. Mais cela me paraissait inaccessible et relevait plus du domaine du rêve…

 

Sébastien Loeb était-il un modèle pour vous ?

Effectivement, comme pour beaucoup de jeunes de mon âge s’intéressant au sport automobile. C’est quelqu’un de très simple, naturel et réservé. Ces qualités lui ont notamment permis de devenir un grand champion. Aujourd’hui, sa popularité va bien au-delà du rallye, c’est une véritable icône française. Il a énormément apporté au sport automobile français.

 

Avez-vous pratiqué une autre discipline avant le sport automobile ?

Beaucoup de cyclisme sur route. J’ai commencé à l’âge de 10 ou 11 ans, en benjamins. En minimes, j’ai été sacré champion de Savoie. Par la suite, j’ai fait quelques courses aux niveaux régional et national. Puis, peu avant ma majorité, j’ai été forcé de me concentrer sur les études, qui me prenaient beaucoup de temps. Faire du vélo était un plaisir, je n’attendais rien du cyclisme.

 

Comment se sont déroulés vos débuts en rallye ?

J’ai véritablement attaqué en 2011, avec deux courses régionales et une nationale. L’année suivante, je me suis exilé en Suisse pour participer au Citroën Racing Trophy Suisse. J’ai remporté le titre de la formule de promotion Citroën. La première année, au volant de la C2 R2 MAX, et la seconde, avec une DS3 R3. Cela m’a permis d’empocher des primes et de poursuivre mon parcours.

 

L’aléa semble omniprésent dans votre sport…

Le rallye coûte tellement cher… Sans ces primes, c’est compliqué d’avoir une vision à moyen ou long terme. Pour s’autofinancer et faire la course suivante, avoir de l’argent est primordial. Les pilotes se retrouvent en permanence devant le fait accompli. Sur chaque rallye, il faut essayer de se faire remarquer, chercher des partenaires locaux, etc.

 

En 2016, vous êtes devenu le plus jeune champion de France des rallyes asphalte. Ce titre constitue-t-il une forme d’aboutissement ?

Peut-être pas un aboutissement, car on ne sait pas de quoi demain sera fait. Tout à l’heure, j’évoquais la victoire de Sébastien Loeb au rallye Mont-Blanc en 2001. Quand je revois mon parcours et que je me dis que j’ai été sacré champion de France à l’issue de cette même compétition, j’éprouve une satisfaction personnelle. Je suis aussi vraiment heureux pour ma famille et mes partenaires, qui m’ont ardemment soutenu.

 

Pour lire la suite, cliquez ici pour commander le SPORTMAG n°96 de février !

Calendrier des articles

February 2017
Mo Tu We Th Fr Sa Su
30 31 1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 1 2 3 4 5

Abonnements SPORTMAG

Abonnez-vous à SPORTMAG en version papier, numérique ou les deux.