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Yohann Diniz marche sur le toit du monde

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Le 13 août dernier, à l’occasion des championnats du monde d’athlétisme à Londres, Yohann Diniz est devenu champion du monde de marche. Retour sur l’incroyable carrière du natif d’Épernay.

 

Sa vie n’a pas toujours été un long fleuve tranquille. Durant son enfance, Yohann ne s’entend pas avec son père, agent de maîtrise. Après le divorce de ses parents, sa mère, vendeuse dans une grande surface, le met à la porte. Il trouve alors refuge chez ses grands-parents, portugais et communistes. Livré à lui-même alors qu’il vient à peine d’être majeur, il tombe dans la drogue et se retrouve plusieurs fois en garde à vue. Heureusement, le jeune homme se remet assez rapidement dans le droit chemin et décroche un diplôme d’œnologie. Afin d’éviter l’armée, Diniz effectue son service civil au club d’athlétisme de Reims. C’est à ce moment qu’il s’essaie à la marche. Une discipline qu’il avait découverte quelques années plus tôt, en voyant passer les forçats du Paris-Colmar. Bruce Foder, secrétaire technique de l’Entente Family Stade Reims Athlétisme, l’a vu débuter au cours de la deuxième partie des années 90. « Yohann a progressé à une vitesse folle, se souvient-il. On s’est immédiatement rendu compte qu’il allait devenir l’un des meilleurs marcheurs français. Dès le début, il réalisait des chronos exceptionnels ».

Des médailles en pagaille

En 2004, Yohann réalise les minimas pour les Jeux olympiques d’Athènes. Toutefois, il n’est pas retenu par la Fédération française d’athlétisme pour participer à cet événement. L’année suivante, il est disqualifié lors des championnats du monde d’Helsinki, après 20 kilomètres, pour foulée incorrecte. Mais l’année 2005 le voit également être sacré champion de France pour la première fois, sur le 50 km marche. En 2006, il franchit un cap important, en décrochant la médaille d’or, sur la même distance, lors des championnats d’Europe de Göteborg. Un exploit qui lui permet d’obtenir un CDI à la Poste, comme sportif de haut niveau détaché, ainsi que ses premiers sponsors. Sélectionné pour les JO de Pékin, il abandonne, notamment en raison de douleurs au ventre et à la cuisse. L’été suivant, alors que le marcheur part favori des championnats du monde de Berlin, il ne termine qu’en 12è position. Le doute s’installe dans son esprit. Heureusement, ce fan du chanteur Manu Chao se relance dès l’année suivante, en conservant son titre de champion d’Europe à Barcelone. En 2011, alors âgé de 33 ans, le licencié de l’EFSRA s’adjuge le record du monde du 50 km sur sa piste d’entraînement.

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